Carpes asiatiques :
carpe à grosse tête, carpe argentée, carpe noire, carpe de roseau



Programme québécois de lutte contre les carpes asiatiques

Nouveautés

Dépliant - Vigilance carpes asiatiques

Communiqué de presse diffusé le 6 juillet 2017 - Opération Barramundi II - Saisie de carpes asiatiques vivantes à Montréal

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Foire aux questions

Informations sur les espèces de carpes asiatiques


Quoi faire si vous croyez observer une carpe asiatique?

Soyez à l’affut lors de vos activités nautiques ou de pêche*, ou vos balades en bordure d’un plan d’eau!


  1. PRENEZ DES PHOTOS DU POISSON

    Il est utile de prendre plusieurs photos afin de valider l’identification du spécimen :

    • Prenez le spécimen entier, vu de profil, et ajoutez un repère visuel pour sa taille (p. ex. pièce de monnaie, porte-clés, bouteille d’eau)
    • Faites de gros plans :
      • Nageoire dorsale déployée (tirez doucement sur la nageoire dorsale)
      • Écailles (assurez-vous que l’éclairage permet de distinguer les couleurs et les contrastes)
      • Bouche sous trois angles, soit de profil, du dessous et du dessus

  2. COMMUNIQUEZ DÈS QUE POSSIBLE AVEC LE MINISTÈRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS

    Par téléphone : 1 877 346-6763
    Par courriel : services.clientele@mffp.gouv.qc.ca
    Ayez en main ou faites-nous parvenir les informations suivantes :

    • Date, heure et lieu (plan d’eau et municipalité) de l’observation (coordonnées GPS si disponibles)
    • Description sommaire de l’endroit où vous avez fait votre observation : zone herbacée, chenal, près d’une île, plage, etc.
    • Contexte de l’observation : balade sur la berge, pêche, plongée sous-marine, etc.
    • État du spécimen : vivant, moribond ou mort

* En raison de leur mode d’alimentation (filtreur ou herbivore), il est peu probable que les carpes asiatiques mordent à l’hameçon.

Votre collaboration est importante :

  • Il ne faut jamais acheter, ensemencer ou garder en captivité des carpes asiatiques vivantes. Au Québec, il est illégal de garder une carpe asiatique comme animal de compagnie, de l'utiliser comme appât, ou encore d'avoir une carpe asiatique vivante en sa possession.
  • Si vous avez des renseignements sur l'importation, le relâchement, la distribution ou la vente illégale de carpes asiatiques vivantes, signalez-le immédiatement à un agent de protection de la faune en communiquant avec SOS Braconnage :
  • Par téléphone : 1 800 463-2191
    Par courriel : centralesos@mffp.gouv.qc.ca
    Pour effectuer un signalement en ligne

  • Apprenez à distinguer les carpes asiatiques des autres espèces présentes au Québec et quelles sont les activités humaines qui posent des risques d’introduction ou de propagation de ces carpes.
  • Vous pouvez également contribuer à prévenir l’envahissement des espèces aquatiques envahissantes en appliquant les méthodes de prévention et de contrôle qui s’imposent pendant les activités de pêche et de loisir.

Foire aux questions

Que sont les carpes asiatiques?

Dans les années 1960, quatre espèces de carpes originaires d’Asie (argentée, à grosse tête, de roseau et noire) ont été importées aux États-Unis. Ces espèces, regroupées sous la dénomination de « carpes asiatiques », possèdent des caractéristiques exceptionnelles, notamment en ce qui a trait à la grande taille qu’elles peuvent atteindre, à leur vitesse de croissance et à leur taux de reproduction. Échappées de lieux d’aquaculture, les carpes asiatiques ont envahi le fleuve Mississippi et se sont dispersées naturellement dans son bassin versant.

Pourquoi les carpes asiatiques sont-elles préoccupantes?

Après quelques décennies de colonisation du bassin du Mississippi, les carpes asiatiques y représentent désormais jusqu’à 90 % de la biomasse par endroits et elles altèrent de façon importante l’habitat du poisson, entraînant une perte de biodiversité et l’effondrement de l’offre de pêche. Des moyens considérables ont été mis en place par les États-Unis et le gouvernement fédéral canadien pour tenter de contrer l’arrivée et l’implantation des carpes asiatiques dans les Grands Lacs. On estime que l’établissement des carpes asiatiques dans la seule région des Grands Lacs pourrait causer des pertes de plusieurs milliards de dollars en retombées économiques en raison des impacts négatifs qu’elles génèreraient sur les industries de la pêche sportive et de subsistance, les pêcheries commerciales, la navigation de plaisance et le tourisme, en plus de risquer de causer des problèmes sanitaires d’envergure. Des impacts semblables à ceux évalués pour la région des Grands Lacs sont attendus au Québec.

Où est rendu le front de colonisation des populations de carpes asiatiques dans l’Est de l’Amérique du Nord?

Le front de colonisation des carpes argentées et à grosse tête n’est qu’à quelques kilomètres des Grands Lacs, et ce, à plusieurs endroits, y compris près de l’entrée du canal de Chicago. D’ailleurs, trois spécimens de carpe à grosse tête ont été capturés dans le lac Érié, en 1995 et en 2000.

Depuis 1985, plus de 150 carpes de roseau ont été capturées dans les Grands Lacs. La majorité de ces carpes est issue d’introductions ou d’individus échappés d’étangs. Cependant, depuis 2011, la reproduction est confirmée dans la rivière Sandusky en Ohio, laquelle se jette dans le lac Érié.

La distribution de la carpe noire semble, pour le moment, cantonnée aux eaux du Mississippi.

Quels sont les vecteurs possibles pour l’introduction et la propagation des carpes asiatiques en eaux québécoises?

Les vecteurs potentiels d’introduction des carpes asiatiques sont multiples et découlent de processus naturels et d’activités humaines.

Les voies d’invasion naturelles en eaux canadiennes incluent la connexion artificielle entre le Mississippi et les Grands Lacs par l’entremise du canal de Chicago. Les carpes asiatiques se trouvant dans les Grands Lacs sont aux portes du Saint-Laurent. D’autres connexions naturelles ou artificielles peuvent constituer des voies d’accès pour les carpes asiatiques, par exemple le lien unissant le fleuve Hudson au lac Champlain puis à la rivière Richelieu.

Certaines activités humaines posent aussi des risques que des carpes asiatiques s’introduisent au Canada, y compris au Québec. Par exemple, l’utilisation de poissons appâts vivants représente une voie d’introduction potentielle de carpes asiatiques puisque de jeunes carpes asiatiques peuvent facilement être confondues avec les poissons habituellement utilisés comme leurres. Parmi les activités à risque, on compte également l’aquariophilie, le transport maritime, l’importation et le commerce illégaux de carpes asiatiques vivantes pour l’alimentation et la pratique de rituels impliquant le relâchement de poissons vivants dans un milieu naturel.

Y a-t-il des carpes asiatiques au Québec?

La présence de la carpe de roseau dans le système du fleuve Saint-Laurent a été confirmée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au début de 2017, sur la base de la capture d’un individu en mai 2016 et de la détection d’ADN propre à cette espèce dans des échantillons d’eau prélevés en 2015 et 2016. Aucune indication de la présence de carpes argentées, de carpes à grosse tête ou de carpes noires n’a été détectée jusqu’à présent.

Sur quelles bases la présence de la carpe de roseau au Québec a-t-elle été confirmée?

Une première carpe de roseau a été capturée le 27 mai 2016 à Contrecœur par un pêcheur commercial. Au moment de sa capture, la taille et le poids records de cet individu (1,26 m et 29 kg) ainsi que l’état de son système reproducteur donnaient à croire qu’il s’agissait d’un spécimen âgé de plus de 15 ans, probablement stérile. L’analyse approfondie des structures osseuses et des organes du spécimen, en collaboration avec les spécialistes de cette espèce en Amérique du Nord, a toutefois permis d’établir qu’il s’agissait d’une femelle fertile âgée d’environ neuf ans.

Des campagnes d’échantillonnage visant à détecter la présence de carpes asiatiques par analyse d’ADN environnemental (ADNe) ont été réalisées par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs en 2015 et 2016. L’analyse des fragments d’ADN animal dans l’environnement, l’ADNe, représente une technique particulièrement sensible et efficace pour détecter la présence des espèces envahissantes, même en faible abondance. Les analyses ont été complétées au début de 2017, en collaboration avec l’équipe du professeur Louis Bernatchez de l’Université Laval, sommité dans le domaine de la génétique des poissons. La présence d’ADN de carpe de roseau a été détectée à plusieurs sites et dans plusieurs masses d’eau du fleuve Saint-Laurent, entre le lac Saint-François et le lac Saint-Pierre, ainsi que dans la partie aval des rivières Saint-François et Richelieu. Aucune trace d’ADN de carpe argentée et de carpe à grosse tête n’a été détectée. La présence d’ADN de carpe noire n’a pas été évaluée pour le moment.

Consultez l'avis scientifique du MFFP et de l’Université Laval - Confirmation de la présence de carpes asiatiques au Québec.

La capture d’un individu à Contrecœur en mai 2016 et les résultats des suivis d’ADNe indiquent que la carpe de roseau est présente dans le fleuve Saint-Laurent et à l’embouchure de certains de ses tributaires. Les informations disponibles à ce jour ne permettent pas d’estimer l’abondance de cette espèce ni de vérifier s’il y a reproduction et recrutement dans le fleuve.

La carpe de roseau est-elle moins inquiétante que les autres carpes asiatiques?

Non. La carpe de roseau se nourrit de végétation aquatique. Étant donné sa croissance rapide, son appétit vorace et son mode d’alimentation, elle peut fortement endommager l’habitat du poisson, perturber le fonctionnement des écosystèmes aquatiques et nuire à la qualité de l’eau. Même sans former une population viable à long terme, les carpes de roseau peuvent causer des dommages importants aux herbiers aquatiques, dont dépendent de nombreuses espèces de poissons indigènes pour l’alimentation ou la reproduction. Cette espèce peut vivre jusqu’à 20 ans et peut rapidement atteindre une taille qui la met hors de danger face à la plupart des prédateurs aquatiques. De plus, l’historique de colonisation des espèces de carpes asiatiques démontre que l’implantation de la carpe de roseau facilite l’implantation des trois autres espèces.

Que fait le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) pour prévenir et contrôler l’invasion des carpes asiatiques?

Les carpes asiatiques génèrent des impacts majeurs sur les milieux qu’elles colonisent. Le Ministère est très préoccupé par leur présence dans les eaux québécoises et il continuera d’agir sur plusieurs fronts afin de limiter leur propagation ailleurs au Québec, en ciblant des actions prioritaires.

Le MFFP a lancé en 2016 le Programme québécois de lutte contre les carpes asiatiques. Une enveloppe de 1,7 M$ sur trois ans lui a été accordée pour réaliser la phase 1, laquelle comprend notamment l’établissement d’un plan d’action concerté avec les acteurs gouvernementaux concernés.

Cette première phase inclut aussi l’optimisation d’un réseau de détection hâtive, dont l’objectif est de surveiller activement les secteurs du fleuve Saint-Laurent et de ses tributaires les plus à risque pour l’arrivée de carpes asiatiques. Différents outils sont utilisés pour assurer cette surveillance, tel l’échantillonnage d’ADN environnemental (fragments d’ADN animal présents dans l’environnement) et l’utilisation d’engins de pêche adaptés pour les carpes asiatiques, dont la pêche à l’électricité. La collaboration des pêcheurs commerciaux, des pêcheurs sportifs et des plaisanciers est également sollicitée afin qu’ils demeurent vigilants lors de leurs activités et qu’ils signalent dès que possible toute observation de carpes asiatiques. Le MFFP invite d’ailleurs les citoyens à signaler toute observation de carpes asiatiques par l’entremise des coordonnées du Ministère (par téléphone : 1 877 346-6763, par courriel : services.clientele@mffp.gouv.qc.ca).

La confirmation de la présence de la carpe de roseau dans le fleuve Saint-Laurent et certains de ses tributaires amène le Ministère à ajouter dès la phase 1 du Programme québécois de lutte contre les carpes asiatiques de nouvelles actions axées sur la mise en œuvre de moyens concrets visant à limiter la propagation de carpes asiatiques au Québec. Ainsi, le Ministère se positionne face à l’urgence de la situation en devançant en partie l’objectif de la phase 2, qui prévoyait la mise en œuvre du plan d’action concerté développé au cours de la phase 1.

Afin d’agir sur les vecteurs de propagation de pathogènes et d’espèces aquatiques envahissantes, le Ministère entend poursuivre l’implantation de saines pratiques de nettoyage des embarcations et de gestion de l’eau des viviers. Une attention particulière sera également portée à la gestion des barrages et des passes migratoires afin de limiter la propagation de carpes asiatiques du fleuve Saint-Laurent vers les eaux intérieures.
De plus, le Ministère a annoncé, le 28 février 2017, la mise en place de mesures limitant l’utilisation des poissons appâts au Québec. Cette décision s’appuie sur le fait que le commerce de poissons appâts et leur utilisation pour la pêche sportive sont reconnus comme des vecteurs d’introduction et de propagation de pathogènes et d’espèces aquatiques envahissantes, dont les carpes asiatiques.

Quelles sont les modifications à la réglementation encadrant les poissons appâts?

À compter du 1er avril 2017, l’interdiction d’utiliser des poissons appâts vivants en période hivernale, et ce partout au Québec, s’ajoute à l’interdiction de les utiliser en été. Par ailleurs, afin de réduire les risques de propagation d’espèces indésirables, le Ministère rappelle que les modalités annoncées en 2012, selon lesquelles il est interdit d’utiliser des poissons appâts morts en période estivale et d’importer des poissons appâts au Québec, prennent également effet à compter du 1er avril 2017.

Ainsi, seule l’utilisation de poissons appâts morts pour la pêche hivernale demeure permise, et ce, dans les zones de pêche où la pratique était déjà autorisée.

 

Informations sur les quatre espèces de carpes asiatiques

Carpe de roseau

Carpe argentée

Carpe à grosse tête

Carpe noire


Informations sur la carpe commune
(Espèce déjà établie au Québec depuis plus de 100 ans)

Carpe commune

 



Carpe de roseau

Illustration : ©Joseph R. Tomelleri

Autres noms communs : Amour blanc
Nom scientifique : Ctenopharyngodon idella
Nom commun anglais : Grass carp

Forme du corps : Corps fusiforme et légèrement comprimé latéralement.

Taille moyenne : 50 à 90 cm. Peut atteindre 1,3 m et peser près de 50 kg.

Coloration : Dos brun olive; flanc avec reflets or et ventre blanc.

Carpe de roseau, ©Dan O’Keefe

Traits externes et caractéristiques : Tête courte; œil au niveau de la bouche; très gros pédoncule caudal; queue fourchue; grosses écailles délimitées de noir et d’apparence hachurée; ligne latérale légèrement décurrente; bouche sans barbillon; base de la nageoire dorsale courte.

Comment différencier la carpe de roseau de la carpe commune : Contrairement à la bouche de la carpe commune, celle de la carpe de roseau est sans barbillon et la base de sa nageoire dorsale est plus courte.

Habitat : Herbiers de lacs, rivières et étangs. Tolère une grande gamme de températures et de faibles concentrations d’oxygène. Chenal et zone plus profonde durant l’hiver.

Alimentation : Les jeunes stades se nourrissent principalement de plancton, puis presque exclusivement de plantes aquatiques.

Reproduction : Mature vers l’âge de 3 ans. Reproduction dans la colonne d’eau (zone pélagique). Il peut y avoir plus d’un épisode de reproduction par année, généralement quand l’eau se réchauffe au début de l’été.

 

Carpe argentée

Illustration : ©Joseph R. Tomelleri

Nom scientifique : Hypophthalmichthys molitrix
Nom commun anglais : Silver carp

Carpe argentée, © Pattaya Fishing.

Forme du corps : Corps trapu et comprimé latéralement.

Taille moyenne : 40 à 70 cm. Peut atteindre 1,2 m et peser près de 40 kg.

Coloration : Corps argenté, dos et tête d’olive à noire.

Traits externes et caractéristiques : Œil sous la ligne centrale du corps et plus bas que la position de sa bouche; petite bouche, queue fourchue; petites écailles; ligne latérale largement décurrente; bouche sans barbillon; nageoire dorsale courte.

Habitat : Zone pélagique, chenal. Nage généralement près de la surface de l’eau et tolère de faibles niveaux d’oxygène.

Alimentation : Phytoplancton et zooplancton.

Reproduction : Mature vers l’âge de 3-4 ans. Reproduction dans la colonne d’eau (zone pélagique) à la suite d’une montée du niveau d’eau.

Autre caractéristique : Peut bondir hors de l’eau lorsqu’elle est effarouchée.

 

Carpe à grosse tête

Illustration : ©Joseph R. Tomelleri

Nom scientifique : Hypophthalmichthys nobilis
Nom commun anglais : Bighead carp

Carpe à grosse tête (bas) et carpe argentée (haut)
©Heaven and Earth Aquaponics.

Forme du corps : Corps trapu et comprimé latéralement.

Taille moyenne : 40 à 70 cm. Peut atteindre 1,4 m et peser près de 40 kg.

Coloration : Corps gris parsemé de taches irrégulières vert foncé.

Traits externes et caractéristiques : Œil sous la ligne centrale du corps et plus bas que la position de sa bouche; grande bouche terminale orientée vers le haut et disproportionnée par rapport à la taille de sa tête; queue fourchue; petites écailles; ligne latérale incurvée du dessus de la tête à la queue; bouche sans barbillon; nageoire dorsale courte.

Différences entre la carpe à grosse tête et la carpe argentée : La tête et les écailles de la carpe à grosse tête sont plus grosses que celles de la carpe argentée. Celle-ci a une carène dure et pointue entre les nageoires pelviennes et l’anus (partie ventrale du poisson, analogue à la ligne de jonction sur la coque d’un bateau) alors que la carpe à grosse tête a une carène qui est souple et plate.

Habitat : Zone pélagique, chenal. Nage généralement près de la surface de l’eau et tolère de faibles niveaux d’oxygène.

Alimentation : Zooplancton.

Reproduction : Mature vers l’âge de 3-4 ans. Reproduction dans la colonne d’eau (zone pélagique) au printemps à la suite de la montée des eaux.

 

Carpe noire

Illustration : ©Joseph R. Tomelleri

Autres noms communs : Amour noir
Nom scientifique : Mylopharyngodon piceus
Nom commun anglais : Black carp

Carpe noire, ©National Geographic.

Forme du corps : Corps long et cylindrique.

Taille moyenne : 60 à 120 cm. Peut dépasser 2 m et peser plus de 80 kg.

Coloration : Corps foncé avec reflets or et nageoires gris-noir.

Traits externes et caractéristiques : Œil au niveau de la ligne centrale du corps; queue fourchue; grandes écailles cerclées de noir; bouche sans barbillon; nageoire dorsale courte; branchies qui sont fusionnées et dures.

Habitat : Zone benthique et strates profondes des chenaux.

Alimentation : Moules, escargots, crustacés et autres organismes vivant sur le fond des cours d’eau.

Reproduction : Mature vers l’âge de 3-4 ans. Reproduction dans la colonne d’eau (zone pélagique) au printemps à la suite de la montée des eaux.

 

Carpe commune

Illustration : ©Joseph R. Tomelleri

Autres noms communs : Carpe allemande
Nom scientifique : Cyprinus carpio
Nom commun anglais : Common carp

Carpe commune ©Gallery.Nanfa.org

Forme du corps : Corps allongé pendant les premières années de vie, devenant de plus en plus trapu avec l’âge.

Taille moyenne : 50 à 60 cm. Peut atteindre 1 m et peser près de 40 kg.

Coloration : Brunâtre avec reflet doré et nageoires rouge-orangé.

Traits externes et caractéristiques : Œil plus haut que la ligne centrale du corps; queue fourchue; grandes écailles; bouche protractile munie de barbillons; nageoire dorsale avec une base longue qui s’étend sur les 2/3 du dos.

Habitat : Eaux à courant lent des canaux et des rivières avec fonds vaseux ou herbiers.

Alimentation : Omnivore. Son mode d’alimentation, qui consiste à fouiller les sédiments avec la bouche, contribue à rendre l’eau trouble.

Reproduction : De juin à juillet, dans les herbiers. Œufs adhésifs associés à la végétation.

Autres caractéristiques : Des populations naturalisées existent au Québec depuis plus de 100 ans. Ailleurs dans le monde, cette espèce est considérée comme une espèce envahissante hautement nuisible, notamment en Australie. Cette espèce ne fait pas partie des quatre espèces de carpes asiatiques.