UNE CONNAISSANCE APPROFONDIE DES FORÊTS

Des inventaires exhaustifs pour suivre l'évolution des forêts québécoises

  • La gestion forestière s'appuie sur un système d'inventaire forestier unique, très performant et mondialement reconnu, qui se déploie ainsi :

    • Un inventaire forestier exhaustif est effectué au sud du 52e parallèle depuis 1970 et compte plus de 300 000 placettes échantillons à la base de la collecte d'une multitude de données de type dendrométrique.
    • Ces données permettent d'estimer la qualité et le volume des bois sur pied des peuplements forestiers ainsi que leur productivité.
    • Quelque 12 000 placettes-échantillons permanentes sont inventoriées tous les 10 ans. Elles auront été remesurées pour une quatrième fois d'ici à 2018.
    • Un inventaire écologique du territoire nordique du Québec, qui s'appuie sur quelque 29 000 placettes, verra son aboutissement en 2015 et complètera ainsi l'inventaire de l'ensemble du territoire forestier du Québec.
  • Les travaux d'inventaire permettent de suivre l'évolution du couvert forestier et la croissance des forêts dans le temps. Une multitude de travaux de recherche sont aussi menés pour acquérir une information scientifique de pointe. Les connaissances acquises orientent les décisions relatives à un aménagement durable des forêts et à une utilisation optimale du territoire.

Le Forestier en chef : agir avec transparence et en toute indépendance

  • Au Québec, les possibilités forestières sont calculées par le Forestier en chef, fonction qui a été créée pour conférer l'indépendance requise à cette opération. Le Forestier en chef évalue les volumes de bois qui peuvent être récoltés chaque année en respectant la capacité de production des forêts. C'est le principe du rendement soutenu.
  • Pour faire ses calculs, le Forestier en chef se base sur les résultats des inventaires forestiers et les connaissances scientifiques les plus à jour. Il prend en considération une panoplie de variables telles que les besoins en habitat de la faune, les mesures de protection des cours d'eau et des vieilles forêts, la création d'aires protégées, les rendements des travaux sylvicoles, les risques associés aux perturbations naturelles, etc.
  • Pour éviter la surexploitation des forêts, la récolte des arbres ne doit pas excéder les calculs du Forestier en chef. De 2008 à 2013, la récolte moyenne représentait 52 % de la possibilité forestière de l'ensemble des essences. La situation est la même pour la forêt boréale où la récolte des cinq dernières années représente environ 65 % de la possibilité forestière toutes essences confondues.
  • Il n'y a pas de déforestation au Québec. Les changements du couvert forestier, à la suite de la récolte, ont un caractère temporaire. La vocation forestière des territoires est toujours préservée. Toutes les superficies qui font l'objet de coupes doivent obligatoirement être régénérées pour atteindre un état de production au moins équivalent à celui qui existait avant la coupe.

Un aménagement forestier ciblé