Saviez-vous que…

Les forêts publiques du Québec occupent une grande partie du territoire

  • Les forêts du Québec sont publiques dans une proportion de 92 %, ce qui veut dire qu’elles sont gérées par l’État au bénéfice de la population du Québec.
  • Elles couvrent une superficie de plus de 760 000 km2, ce qui équivaut à deux fois la superficie de la Finlande.
  • Les forêts québécoises représentent 20 % des forêts canadiennes et 2 % des forêts mondiales.
  • Elles renferment plus de 2 880 espèces d’arbres, d’arbustes et de plantes herbacées.
  • Les principales essences d’arbres qui composent la forêt publique québécoise sont :
    • en forêt boréale : épinette noire, sapin baumier, bouleau blanc et peuplier faux-tremble;
    • en forêt mélangée : bouleau jaune et blanc, érable à sucre, sapin baumier, pin blanc, épinette blanche;
    • en forêt feuillue : érable à sucre surtout et bouleau jaune, frêne, hêtre et sapin.
  • Pour s’assurer de remplir sa mission de gestionnaire des forêts publiques, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs peut compter sur un réseau d’employés établis dans l’ensemble des régions du Québec.
  • L’arbre emblématique du Québec est le bouleau jaune, connu aussi sous le nom de merisier. Les qualités de son bois sont recherchées pour sa résistance aux chocs et sa durabilité. Voilà pourquoi il est fréquemment utilisé dans la fabrication de parquets.

La forêt représente un moteur économique important

  • Près de 60 000 emplois sont liés directement au secteur forestier et à la transformation du bois. On compte environ 10 000 emplois en foresterie et 50 000 en transformation. Ils sont répartis dans toutes les régions du Québec, même en milieu urbain où l’on trouve une bonne concentration d’usines de 2e et 3e transformation.
  • Le secteur des produits forestiers, c’est près de 300 usines d’importance actives au Québec. Celles-ci produisent notamment du bois de sciage, des pâtes et papiers, des placages et contreplaqués, du bois tourné et façonné, de la cogénération et toutes sortes de produits dérivés du bois.
  • Les produits forestiers se classent au deuxième rang du secteur manufacturier québécois pour leurs retombées économiques d’environ 5,9 milliards de dollars, soit l’équivalent de plus de 9 % du PIB du secteur manufacturier québécois. Ces produits de la forêt comptent pour 11,6 % de la valeur des exportations du Québec.
  • Les loisirs pratiqués en forêt produisent également des retombées importantes. Au Québec, on dénombre environ 7 000 trappeurs, 285 000 chasseurs et 900 000 pêcheurs. Ce secteur génère près de 13 000 emplois saisonniers.

Les dérivés du bois sont partout dans notre quotidien

  • Il existerait plus de 10 000 produits et produits dérivés du bois.
  • Tous les citoyens du Québec utilisent des produits du bois et du papier tous les jours.
  • Curieusement, l’industrie automobile ne pourrait se passer du bois. En effet, le bois est utilisé dans la fabrication de certains matériaux composites comme les panneaux de portières, les plafonniers, les explosifs de certains modèles de coussins gonflables et les tableaux de bord.
  • La cellulose et la lignine récupérées dans l’industrie des pâtes et papiers entrent dans la composition de plusieurs produits utilisés dans la vie de tous les jours, que ce soit les plastiques, certains textiles, les carburants, les liants alimentaires ou encore les adhésifs de contreplaqués.
  • On obtient les huiles essentielles en faisant passer de la vapeur d’eau à travers les feuilles et les rameaux des arbres. Ces huiles entrent dans la fabrication de produits pharmaceutiques, comme les savons, les parfums, les aérosols, les désinfectants et les cosmétiques. Elles sont reconnues pour leurs propriétés thérapeutiques et aromatiques intéressantes.
  • Il y a du bois dans vos téléviseurs, ordinateurs et téléphones cellulaires! En effet, dans ces appareils, les cristaux sont coincés entre deux plaques de verre, elles-mêmes emballées dans deux films de triacétate de cellulose. Cette substance est produite grâce à la réaction de la cellulose (extrait du bois) avec l’acide acétique présente dans le vinaigre. Sous forme de minces films, elle a la propriété de polariser la lumière, ce qui s’avère essentiel au bon fonctionnement de l’équipement technologique d’aujourd’hui.
  • Plusieurs substances contenues dans le bois sont utilisées couramment dans la fabrication de nombreux autres produits. En voici quelques exemples :
    • la propolis que l’on trouve dans le peuplier et le bouleau a des propriétés aussi variées que précieuses : c’est un anesthésiant local, un antifongique, un antibactérien, un antiviral, un cicatrisant et un anti-inflammatoire. Voilà pourquoi on la retrouve dans plusieurs onguents, comprimés et même du dentifrice.
    • la térébenthine, dans les solvants;
    • la vanilline, beaucoup moins onéreuse que la vanille, remplace cette dernière dans près de 99 % des produits alimentaires, comme la crème glacée et les confiseries;
    • la rayonne et la viscose dans les tissus;
    • la pellicule de cellulose enrobant les saucisses et les saucissons, qui facilite la cuisson et le fumage de la viande.

Pour en savoir plus sur d’autres applications surprenantes, consultez Les applications surprenantes du bois.