Dindon Sauvage

Autres noms communs : Nom scientifique : Nom commun anglais :
  Meleagris gallopavo Wild Turkey


Mâle
Photo : James Ownby


Femelle
Photo : www.northrup.org


Identification

Taille moyenne : 97 à 116 cm (poids moyen : mâle 8,5 kg; femelle 4,6 kg). Les femelles sont 30 à 50 % plus petites que les mâles.

Coloration : Les plumes primaires des ailes ont des lignes blanches. Peau de la tête grise, bleue ou rouge selon l’humeur de l’oiseau.

Femelle : L’extrémité des plumes de la poitrine est brun pâle, plumage crypique sombre; gris, brun ou noir, avec des petites taches de blanc.

Mâle : L’extrémité des plumes de la poitrine est noire, plumage iridescent avec reflets dorés, cuivrés, verts, rouges et même mauve. Le bout des plumes de la queue est clair.

Traits externes caractéristiques : Tête et cou sans plumes, quelques-unes chez les femelles; caroncules sur le bec et sous la gorge; les mâles et 15 % des femelles ont une barbe, touffe de plumes filamenteuses sur la poitrine, pattes nues, plumes de la queue de longueur égale sauf chez les jeunes immatures.
Mâles : Ergots sur l’arrière des pattes.

Habitat

Aire de répartition du dindon sauvage (Format PDF, 2,54 Mo)

Le dindon sauvage de l’Est occupe la moitié Est de l’Amérique du Nord, de la Floride jusqu’aux provinces maritimes. Au Québec, il vit dans le sud de la province : Montérégie, Estrie, Centre-du-Québec, Outaouais et Chaudière-Appalaches.

Au Québec, il habite les milieux agroforestiers, fréquentant les boisés de feuillus et les champs agricoles. Les régions avec des chênes à haute production de glands sont des endroits qu’il visite régulièrement. Il se réfugie dans la cime des arbres pour dormir. Il préfère des arbres entourés d’eau et qui limitent l’accès par le sol pour une protection supplémentaire. Il est surtout actif le matin et en fin de journée.

Domaine vital : Été : entre 3.1 et 8.2 km2, selon l’abondance de nourriture. Il se déplace beaucoup pour se nourrir.

Hiver : non défini. Dépends des accumulations de neige.

Le dindon est grégaire, mais la conformation des groupes varie selon les saisons. Les mâles matures, les mâles immatures, les femelles sans petits et les femelles avec petits forment des groupes séparés. En hiver, ils forment de grands groupes d’individus de tous les âges et des deux sexes. Pendant la période de reproduction, des harems de quelques dizaines de femelles se constituent autour de groupes formés d’un à 3 mâles.

Alimentation

Il se nourrit de noix, de noisettes, de pignons de pin, de baies et de glands. Il dégage des graines et des racines du sol avec ses pattes. Il s’alimente d’insectes, d’amphibiens et de reptiles lorsqu’il en a l’occasion. Les jeunes se nourrissent principalement d’insectes qu’ils trouvent eux-mêmes.

L’hiver, la majeure partie de son alimentation est comblée par des grains de maïs et de soya restés dans les champs pendant la récolte. Elle est complétée par des bourgeons, des ramilles et des graines de plantes qui restent accessibles durant la saison froide, comme le chardon ou certains arbustes.

Reproduction

Saison : Printemps.

Mode : Les mâles glougloutent pour attirer les femelles. Ils gonflent d’air leur plumage, allongent leurs ailes vers le sol, relèvent la queue et déploient les plumes en éventail. Il émettent des bruits ressemblant à du tambour et bougent rapidement les pattes.

Après la fécondation, les femelles font leur nid à l’écart, par exemple dans un buisson, au pied d’un arbre, à l’abri d’un tronc tombé au sol. Le nid est une dépression dans le sol, couverte de feuilles séchées. Les femelles pondent 10 à 18 œufs brunâtres tachetés de brun foncé qu’elles couvent en moyenne 28 jours. La mère et les jeunes abandonnent le nid quelques heures après l’éclosion. Les jeunes savent trouver leur nourriture et ils apprennent à voler en moins de 10 jours pour s’abriter dans les arbres la nuit.

La femelle est vulnérable pendant la couvaison et il n’est pas rare qu’elle doive abandonner ses œufs. Une deuxième nichée moins nombreuse peut être tentée. Les jeunes étant confinés au sol pendant au moins deux semaines, leur taux de mortalité est évalué entre 70 et 80 %.

Les jeunes mâles quittent leur mère à l’automne pour former des groupes séparés. Les jeunes femelles restent avec au cours de l’hiver. La maturité sexuelle est atteinte en moyenne à 1 an pour les mâles et 10 mois pour les femelles.