Pygargue à tête blanche

Autres noms communs : Nom scientifique : Nom commun anglais :
Aigle à tête blanche Haliaeetus leucocephalus Bald Eagle

* Il est désigné « vulnérable » selon la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) le classe comme une espèce « non en péril » et il n’apparaît pas au registre public de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada.


Identification

Taille moyenne : mâle 76 à 86 cm; femelle 89 à 94 cm (poids moyen: 4,3 kg).

Coloration : plumage adulte : brun foncé; tête et queue blanches; yeux, bec et pattes jaunes. Plumage juvénile (jusque vers 5 ½ ans) : corps, tête et queue brun foncé; bec foncé; dessous des ailes et ventre marbrés de blanc en quantité variable.

Traits externes caractéristiques : corps de grande taille; tête et bec massifs; ailes larges et longues (envergure: mâle 175 à 210 cm; femelle 198 à 225 cm); pattes partiellement emplumées. C’est l’oiseau du Québec ayant la plus grande envergure d’ailes.

Habitat

Le pygargue à tête blanche est un oiseau de proie qui fréquente les forêts matures. Il montre une préférence pour des habitats situées à proximité de l’eau soit le long des côtes, îles, grandes rivières à fort débit, grands lacs et vastes réservoirs. Entre autres, ll est présent en plus grand nombre près des plans d’eau ayant une grande productivité en poissons et un littoral étendu. En migration, il se retrouve également en montagnes.

Domaine vital : minimum 10 à 15 km2, jusqu’à plus de 64 km2 par couple. Le couple ne défend pas tout ce territoire de chasse, mais seulement un territoire de nidification de 0,1 à 13 km2. Les nids de couples différents peuvent être séparés de 1 à 3 km.

Alimentation

Ce rapace se nourrit principalement de poissons (souvent morts), parfois d’oiseaux, surtout aquatiques tels que canards, oies, goélands, cormorans et plus rarement de mammifères tels que lièvres, renards, jeunes phoques morts, carcasses de cervidés. Souvent nécrophage, il peut également capturer ses proies vivantes ou dérober celles des autres rapaces.

Reproduction

Saison : Printemps, avril et mai.

Mode : La première reproduction survient généralement à 5 ans, parfois 4 ans. Le mâle et la femelle forment un couple pour la vie. Ils effectuent de rapides poursuites et des «ballets aériens» en guise de parade nuptiale. Ils font également des vols en vrille verticaux alors qu’il sont agrippés aux serres de l’un et l’autre. Aidée parfois du mâle la femelle assure la construction du nid, situé à moins de 200 m de l’eau douce ou salée, généralement près de la cime d’un grand arbre (> 20 m) dans une forêt mature, parfois dans une falaise. Le nid est une plate-forme massive fait de branches et d’herbes entremêlées, tapissée de mousses, d’herbes et de débris et peut atteindre 1,5 à 1,8 m de diamètre et 0,7 à 1,2 m d’épaisseur, puisqu’il est utilisé d’année en année. La femelle a généralement une couvée par an, mais une deuxième est parfois possible si la première est détruite. Certains couples ne se reproduisent pas à chaque année. La couvée comprend généralement 2 œufs blancs de 76 mm de longueur. L’incubation dure en moyenne 35 jours (34 à 46) et est assurée principalement par la femelle, mais également par le mâle. Les œufs éclosent à quelques jours d’intervalle l’un de l’autre. Les deux parents apportent des soins aux jeunes, mais c’est généralement la femelle qui les nourrit. Les aiglons restent au nid pendant 70 à 88 jours et dépendent des parents encore pendant 5 à 13 semaines, parfois jusqu’à l’hiver. Lorsque la nourriture est moins abondante, l’aîné est parfois le seul à survivre jusqu’à l’envol, car il harcèle les plus jeunes.