Les forêts québécoises

Le Québec se divise en trois grandes zones de végétation :

  • la zone tempérée nordique¹ dominée par des peuplements feuillus et mélangés;
  • la zone boréale caractérisée par des peuplements composés surtout de conifères;
  • la zone arctique caractérisée par des arbustes et des plantes herbacées.

Zones et sous-zones de végétation du Québec

Carte des zones et sous-zones de végétation du Québec, format PDF, 1 074 ko

Ces trois zones sont colonisées par une flore particulière et se subddivisent en sous-zones.

La zone tempérée nordique recouvre deux sous-zones :

  • la forêt décidue dite feuillue, où dominent les arbres feuillus² principalement l’érable à sucre;



  • la forêt mélangée dite mixte, c’est-à-dire qui renferme à la fois des conifères comme l'épinette blanche et le sapin baumier, ainsi que des feuillus comme le bouleau jaune.


La zone boréale comprend trois sous-zones :


  • la forêt boréale composée de conifères dont l'épinette noire et le sapin baumier, ainsi que des feuillus tels que le peuplier faux-tremble et le bouleau blanc;


  • la taïga où les conifères dominent et poussent en « bouquets » sur un tapis de lichens;



Au Québec, la zone arctique ne compte que la sous-zone du Bas-Arctique. Elle est caractérisée par l’absence totale d’arbre, la présence de pergélisol continu ainsi qu’une végétation de toundra. Elle est essentiellement composée d’arbustes, d’herbacées, de mousses et de lichens.

Facteurs qui influencent la localisation géographique des forêts

Ce sont surtout les facteurs climatiques tels que la température et les précipitations qui influencent la localisation géographique de la végétation. Ainsi, à mesure qu’on se déplace vers le nord, on peut observer un changement dans les peuplements forestiers : les feuillus cèdent la place aux conifères. Ces derniers supportent généralement mieux les longues périodes de froid et de sécheresse que les feuillus. Ils poussent d’ailleurs plus au nord, là où l'on retrouve ces conditions. À l’extrême-nord du Québec, les températures y sont tellement froides que la végétation arborescente en est complètement absente. On n’y observe que des arbustes, des plantes basses et des lichens.

Similitudes végétales selon l'altitude et la latitude

Le relief joue aussi un rôle dans la distribution des peuplements forestiers. En effet, on peut observer sur les montagnes un étagement de la végétation comparable aux changements causés par la latitude, selon que l’on est au bas, au milieu ou au sommet de la montagne. Plus on monte en altitude, plus la température baisse et plus la végétation se fait rare.

Par exemple, au mont Albert en Gaspésie, la température moyenne chute d’un degré par 200 mètres de dénivellation : la végétation change donc graduellement. La sapinière à bouleau blanc laisse la place à la sapinière à épinette noire puis, à une végétation de toundra arctique : arbustes, herbes et lichens. La présence de cette dernière végétation au sommet est déterminée par un climat comparable à celui de la Baie d’Hudson, dont la température annuelle moyenne est de -4,0 °C.

D’autres facteurs influencent la distribution de la végétation : la nature du sol, le régime hydrique et les perturbations (feux de forêt, épidémies d’insectes et récolte forestière).

  1. Le mot « nordique » correspond au nord du continent américain.
  2. Les arbres feuillus sont aussi appelés à feuilles caduques (qui perd ses feuilles). À l'opposé, les arbres dont le feuillage ne tombe pas sont appelés sempervirents.


© Gouvernement du Québec, 2000