Stratégie de protection des forêts

Gestion du feu, des insectes et des maladies des arbres










Cartes écoforestières
Gestion de l'information des agences régionales de mise en valeur des forêts privées (GIA)
Gestion des transmissions de rapports d’activité technique et financier (RATF)
Permis d'exploitation d'usine de transformation
du bois
Plans d'aménagement et thématiques forestières

Portail mesurage et facturation

Système PLANTS

 

 






Historique de la protection des forêts


L'histoire du Québec et l'histoire de la protection de ses forêts sont souvent intimement liées. Cette section présente brièvement les origines de la protection des forêts du Québec contre le feu.

Nouvelle-France (1534-1759) - Le feu est l'unique moyen de repousser la forêt prolifique.

Les Européens voyaient la forêt comme un lieu lugubre où les « sauvages » menaient une vie d'ignorance, loin de Dieu et de la civilisation. Cet espace désorganisé ne demandait qu'à être conquis. La forêt était si prédominante et si prolifique que l'incendie était l'unique moyen de la repousser.

Régime anglais - La forêt devient un symbole de prospérité et un gage d'avenir.

La situation s'inverse graduellement. La forêt devient symbole de prospérité, gage d'avenir. Ce changement idéologique se fait au gré d'un nouveau développement économique basé sur l'exploitation de la ressource forestière.

1799-1811 - Le bois du Québec est utilisé en construction navale.

Entre les années 1799 et 1811, le commerce du bois prend le relais de celui de la traite des fourrures. La province du Bas-Canada (Québec) se substitue aux sources traditionnelles de bois de l'Angleterre, l'île britannique étant privée des cargaisons en provenance de la Baltique, mise sous embargo par Napoléon. À cette époque, le développement de la province devient graduellement tributaire de sa forêt. Cette nouvelle économie entraîne dans son sillage des retombées importantes favorisant le développement du Québec.

1867 - L'administration des forêts est de juridiction provinciale.

Le 1er juillet 1867, au moment où la fédération canadienne est créée, l'administration des forêts demeure sous juridiction provinciale. La principale source de revenus de l'administration québécoise est alors liée aux droits de coupe. La dépendance de l'État joue en défaveur de la forêt dont le visage se transforme rapidement. L'exploitation intensive de la ressource et la colonisation des régions éloignées menacent à moyen terme les bénéfices obtenus jusque-là. Les premières préoccupations liées à la protection des forêts voient le jour.

1868-1969 - Les premières préoccupations liées à la protection des forêts et la première loi.

À la suite d'incendies qui ravagent les habitations et menacent la survie des gens de la Basse-Côte-Nord et de la Gaspésie, l'Assemblée législative crée un comité « spécial » à la fin de l'année 1868. Le mandat d'origine d'examiner la question des incendies de la rivière Mingan à la Wash-shee-shoe sur la Basse-Côte-Nord et de la Gaspésie, est élargi le 16 mars 1869. Les pouvoirs du comité sont augmentés de manière à l'autoriser à s'occuper de tout ce qui se rapporte aux incendies qui peuvent avoir lieu sur les assises territoriales de l'ensemble de la province, et aussi de toutes les questions qui se rapportent au déboisement et au reboisement. L'enquête devient un lieu de réflexion sur les différentes causes de la dégradation accélérée de la forêt québécoise. L'incendie étant le facteur le plus destructeur, le comité concentre ses efforts principalement sur ce phénomène.

Siègent à ce comité spécial :

  • Dr Pierre-Étienne Fortin (1823-1888), président du comité spécial et protecteur des droits des pêcheurs;
  • Henri-Gustave Joly de Lotbinière (1829-1908), premier promoteur de l'exploitation rationnelle de la ressource;
  • l'honorable Pierre-Joseph-Olivier Chauveau (1820-1890), premier ministre du Québec;
  • M. Gédéon Ouimet (1823-1905), procureur général.

Le rapport déposé le 3 avril 1869 propose :

  • l'interdiction de mettre le feu pour le défrichement, pour la période comprise entre le 20 juin et le 15 septembre, tout en permettant aux pêcheurs, chasseurs et voyageurs de faire des feux de camp, à condition de bien les éteindre.
  • la prescription, par la loi, quant à la manière d'utiliser et d'éteindre le feu et l'émission de pénalités sévères pour les contrevenants.
  • l'établissement de gardes forestiers demeurant constamment dans la forêt ou aux abords pour la protection des forêts contre les ravages des incendies ainsi que contre le vol et le pillage exercés par ceux qui coupent des bois sans licences.

Le comité spécial permet d'asseoir les fondements de la première loi sur la protection des forêts contre les incendies sur le territoire du Québec, l'Acte pour la protection des forêts contre les incendies (S.Q. 33 Vict., chap. 36).




Retour à la page précédente