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L'industrie des produits forestiers au Québec


Le Québec a toujours été un exportateur net de produits forestiers. En 2012, les livraisons de ce secteur industriel se chiffraient à près de 14 milliards de dollars et près des deux tiers étaient destinés aux marchés d'exportation. Dans le domaine des produits forestiers, la balance commerciale québécoise affiche, en 2012, un surplus de 5,4 milliards de dollars.

La forêt génère près de 61 000 emplois directs, dont 17 % sont liés à l'exploitation, 44 % aux produits du bois et 39 % aux pâtes et papiers. La fabrication de produits forestiers est la principale source d'activité manufacturière de 209 municipalités industrielles du Québec.

L'industrie québécoise des produits forestiers regroupe près de 1 800 établissements où l'on fabrique des pâtes, papiers et cartons, des sciages, des panneaux agglomérés, des placages et des produits de deuxième et troisième transformation, tels portes, fenêtres, lames de parquets, bâtiments préfabriqués, bois d'ingénierie, moulures, emballages, châlit (bed frame), etc.

Les pâtes et papiers

L'industrie québécoise des pâtes et papiers compte 44 usines, dont la capacité annuelle totalise 6,7 millions de tonnes métriques. En fait, le Québec possède 32 % de la production canadienne dans ce secteur, et il vient en tête des provinces productrices. Environ les trois quarts des livraisons québécoises sont destinées aux marchés extérieurs.

Le Québec fabrique surtout trois grandes catégories de pâtes et papiers. La première, qui inclut le papier journal, les papiers de spécialité à base de pâte mécanique et les papiers fins, monopolise près de 57 % de la production. Les cartons, qui constituent la seconde catégorie, s'en approprient 20 %, tandis que les pâtes commerciales occupent le troisième rang avec 16 % de la production québécoise

Bon an, mal an, le Québec produit environ 2,4 millions de tonnes métriques de papier journal, soit 37 % de la production québécoise de pâtes et papiers, et 56 % de la production canadienne de papier journal. Rappelons que le Canada occupe toujours le premier rang mondial dans ce secteur.

Les pâtes commerciales occupent aussi une place importante dans l'industrie québécoise des pâtes et papiers qui fabrique des pâtes kraft, de résineux et de feuillus, des pâtes chimicothermomécaniques, de la pâte dissolvante, de la pâte au sulfite destinée à des usages spéciaux et des pâtes désencrées.

Montréal est une ville clé dans le domaine des pâtes et papiers, et ce, à l'échelle mondiale. Les cinq sièges sociaux de papetières qui y sont établis contrôlent, en effet, une capacité de production annuelle d'environ 17 millions de tonnes. Le Conseil des produits des pâtes et papiers (CPPP), qui regroupe plusieurs associations internationales, y est aussi installé, tout comme l'Association technique de pâtes et papiers du Canada (ATPPC), qui organise chaque année la semaine internationale du papier de même qu’une des plus grandes expositions technologiques au monde dans le domaine des pâtes et papiers (Paperweek Canada). La région montréalaise a aussi attiré la plupart des cabinets conseils québécois qui œuvrent dans ce domaine ainsi que de nombreux équipementiers.

Les produits du bois

Au début des années 90, les scieries québécoises de résineux ont adopté des technologies de pointe et elles sont devenues des chefs de file mondiaux en matière de transformation des bois de faible diamètre. Toutefois, peu d’entre elles ont investi pour demeurer à la fine pointe de la technologie. Le développement d’équipements impliquant notamment la vision artificielle, permet aujourd’hui d’établir de nouveaux standards de performance. Des investissements en ce sens seront nécessaires pour assurer la compétitivité de notre industrie du sciage. Leur production annuelle, qui est passé d’environ 7,5 milliards de pmp à un peu plus de 4 milliards de pmp à la suite de la crise, totalise toujours le quart de la production canadienne.

Le bois d'œuvre québécois provient surtout d'essences résineuses, comme le sapin baumier, le pin gris, les épinettes et les mélèzes. Toutefois, plus de 50 % de la production canadienne de sciages feuillus vient du Québec. Ce bois sert surtout à la fabrication de lames de planchers, de meubles et de palettes de manutention. Soulignons qu'une quarantaine d'entreprises québécoises sont spécialisées dans la fabrication de lamelles de plancher de bois massif et au moins quatre d'entre elles offrent aussi des planchers multicouches dont la surface est faite de bois nobles.

Par ailleurs, la popularité des bois d'ingénierie, d'apparence et structural, ne cesse de grandir. Or, la première entreprise nord-américaine de madriers jointés et lamellés pour l'échafaudage a ouvert ses portes au Québec. Un autre établissement fabrique l'équipement requis pour le vernissage à l'ultraviolet pour tous les types de surfaces.

Pour sa part, les 14 usines québécoises spécialisées dans l’industrie des panneaux dérivés du bois fabrique une gamme complète de produits, notamment les panneaux à lamelles orientées (OSB), les panneaux de fibres de basse, moyenne et haute densité (LDF, MDF, HDF), les panneaux de particules, les placages et les bois de placages lamellés (LVL).

La capacité québécoise de production de panneaux à base de bois qui a augmenté constamment jusqu’en 2005 s’est arrêtée brusquement avec la crise forestière puis économique. Entre 2006 et 2009, on a assisté au Québec, comme partout ailleurs en Amérique du Nord, à des fermetures temporaires ou indéterminées d’usines de panneaux. Avec la reprise économique actuelle aux États-Unis, les mises en chantier augmentent, entraînant une hausse de la demande et du prix des principaux produits du bois, dont les panneaux. Toutefois, les usines de panneaux sont vivement incitées à se diversifier pour se prémunir d’une économie cyclique.

Selon Composite Panel Association, l’association qui représente les producteurs de panneaux de particules et de panneaux MDF, HDF, le Québec occupe en Amérique du Nord le deuxième rang en capacité de production et le premier rang pour la fabrication des produits à valeur ajoutée.

Le secteur des panneaux à base de bois doit aussi faire face à de nouveaux défis. Les clients exigent de plus en plus des produits à faible empreinte environnemental. La recherche et l’innovation en cours dans les universités et les centres de recherche permettent la mise en œuvre d’adhésifs à faible teneur en formaldéhyde. On assiste aussi à l’émergence de nouveaux panneaux multifonctionnels avec différents attributs (structure, apparence, isolation, etc.) pour répondre aux besoins des consommateurs.

Dans le secteur des produits du bois à valeur ajoutée, quelque 660 usines et ateliers spécialisés, établis un peu partout à travers la province, fabriquent des composants de bois d'œuvre, des bois d'ingénierie, d'apparence ou structural, du bois pour les planchers, du bois traité, des armoires de cuisine, des portes et des fenêtres, des meubles, des palettes de manutention, des fermes de toit ainsi que de nombreux autres produits. D'ailleurs, au cours des dix dernières années, les emplois ont presque doublé dans ce secteur. Or, selon les données les plus récentes, des volumes de bois feuillus sont encore disponibles. On pourrait donc augmenter encore la production de sciages non conventionnels et de composants semi-finis.

La recherche et le développement

La recherche et le développement sur les produits forestiers est un domaine très dynamique au Québec. Plusieurs organismes de recherche et institutions d'enseignement s'y adonnent. À preuve, l'Université Laval est l’établissement d’enseignement canadien décernant le plus grand nombre de maîtrises et de doctorats en foresterie. De plus, la Chaire en éco-construction et le groupe FORAC alimentent avantageusement son offre en recherche. Pour sa part, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) développe les compétences dans la construction utilisant le matériau bois. D’un autre côté, l'Université McGill, l'École polytechnique de Montréal et l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sont spécialisées dans les pâtes et papiers, tout comme l'Institut canadien de recherche en pâtes et papiers (PAPRICAN) et le Centre international de couchage de Trois-Rivières (CIC). Enfin, les chercheurs de FPInnovations et du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) s'intéressent surtout aux technologies de la transformation du bois.

Le ministère des Ressources naturelles

Le Ministère offre aux industriels des services conseils en matière d'approvisionnements, de technologie, de partenariat, de montages financiers, de financement de projets de recherche-développement et d'investissements en première, deuxième et troisième transformation du bois. Il les aide aussi à défendre l'accès des produits québécois au marchés d'exportation et à percer sur les marchés internationaux.





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