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Prix Harfang des neiges

Lauréats et lauréates 2018

Prix harfang des neiges 2018 – Catégorie Innovation en région 
Lauréat – M. Jean Gaudreault, enseignant à l’école secondaire Jean-Gauthier 

M. Jean Gaudreault, enseignant à l’école secondaire Jean-Gauthier , à Alma, est lauréat dans la catégorie Innovation en région pour avoir conçu et mis sur pied le programme pédagogique « Ressources fauniques ». Unique au Québec, ce programme est offert aux élèves de la première à la cinquième année du secondaire de la Commission scolaire Lac-Saint-Jean-Est depuis 10 ans. Il permet à ces derniers de bouger et de se dépasser dans le cadre d’expériences concrètes dans la nature, ce qui contribue ainsi à prévenir le décrochage scolaire.

Leader dans son milieu, M. Gaudreault sait mettre en relation de nombreux partenaires fauniques dans la réalisation de ses projets, en plus d’inculquer aux élèves et aux autres enseignants impliqués dans le programme l’amour et le respect de la nature. Son action est comparée à une vague de fond qui transforme positivement et durablement les pratiques pédagogiques, de façon à faire de ses élèves des passionnés de la faune et de la flore.

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1- Pourquoi le Programme Ressources fauniques a-t-il été mis en place?

Pour faire l’école autrement, en permettant aux élèves d’entrer en contact avec la nature et de vivre des expériences signifiantes.

2- Pourquoi est-ce important de sensibiliser les jeunes aux activités liées à la faune dans le cursus scolaire?

Pour cultiver leur capacité d’émerveillement, mais également pour leur permettre de mieux connaître la nature, d’apprécier la beauté de ses attraits et ainsi de contribuer à sa conservation.

3- Qu’est-ce qui vous a amené à vous impliquer?

Le désir de changer les choses en éducation et de voir l’émerveillement dans les yeux des jeunes.

4- Racontez-nous un fait marquant vécu depuis la création du Programme. 

À la suite d’une sortie à la chasse à l’orignal, les jeunes ont débité l’animal et ont eu l’opportunité de le cuisiner en compagnie du chef d’un restaurant local. La viande a été servie gracieusement lors d’un souper de Noël qu’ils ont organisé pour près de 200 nouveaux arrivants dans le but de leur permettre de tisser des liens et de découvrir la culture régionale. L’expérience a été mémorable.

5- Quels sont les projets pour 2019?

En plus de continuer à leur offrir des activités de chasse, pêche et piégeage, les jeunes auront l’occasion de confectionner leurs propres leurres à pêche. De plus, grâce à notre récent partenariat avec le Groupe Chiroptères du Québec, organisme à but non lucratif ayant pour mission la conservation et la mise en valeur des chauves-souris, les élèves seront amenés à fabriquer des nichoirs à chauve-souris qui seront distribués au Québec.

6- Qu’est-ce qui vous rend le plus fier?

Avoir réussi à mener à terme une idée qui pouvait sembler difficile à réaliser au départ, tout en réalisant la mission d’amener les jeunes à se reconnecter avec la nature. C’est toujours un plaisir de voir les jeunes avoir hâte au prochain cours.

7- Avez-vous eu des retombées à la suite de l’obtention du Prix Harfang des neiges 2018 ?

Remporter le Prix Harfang des neiges a sans aucun doute apporté plus de visibilité au Programme Ressources fauniques, puisque d’autres écoles nous ont contactés pour obtenir des informations afin d’implanter un programme similaire en lien avec la nature.

8- Quel message souhaitez-vous transmettre aux gens qui désirent s’impliquer ou s’impliquent déjà dans le domaine de la faune?

Écoutez votre cœur et non vos peurs.

Prix harfang des neiges 2018 – Catégorie Bâtisseur
Lauréat : Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP)

L’UQROP: M. Guy Fitzgerald, président de l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie  (UQROP), et M. Réjean Duval, membre du conseil d’administration.

Autrefois, au Québec, un oiseau de proie trouvé blessé était euthanasié. Heureusement, depuis 1986, année de la création de l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP), les oiseaux trouvés sont maintenant récupérés, soignés et réhabilités afin de pouvoir être relâchés dans leur milieu naturel. C’est donc plus de 10 000 individus appartenant aux 27 espèces d’oiseaux de proie du Québec qui ont été recueillis au cours des années, dont plus de 4 200 ont été remis en liberté. En s’occupant ainsi des oiseaux de proie, l’UQROP favorise la survie des espèces dont le statut de certaines est vulnérable.

L’UQROP a également un rôle d’éducation. En effet, grâce à son programme « Chouette à voir », le public peut observer dans des volières des oiseaux ambassadeurs et des oiseaux réhabilités prêts à être remis en liberté. Une équipe d’animateurs visite également les écoles, les bibliothèques, les parcs et les activités publiques afin de faire connaître les oiseaux de proie.

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1- Pourquoi l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) a-t-elle été créée?

Les oiseaux de proie sont à déclaration obligatoire à la Protection de la faune. Avant la mise sur pied du réseau de l’UQROP avec les agents de protection de la faune en 1987, les oiseaux de proie trouvés blessés étaient euthanasiés ou placés en captivité. Depuis 32 ans, ces oiseaux ont une seconde chance de retrouver leur liberté.

2- En quoi votre mission de réhabilitation est-elle importante pour les écosystèmes (maintien de l’équilibre environnemental)?

Les oiseaux de proie sont des prédateurs au sommet de la pyramide alimentaire et jouent un rôle important dans leur écosystème. Ils sont aussi de bons indicateurs de la santé de l’environnement. Si un contaminant présente un problème (comme le plomb, le mercure ou certains pesticides), les oiseaux de proie seront les premiers touchés par la bioaccumulation dans la chaîne alimentaire. Notre programme provincial permet de recueillir de l’information autant par les oiseaux morts que par les oiseaux vivants qui nous sont acheminés. Par ailleurs, le geste de remettre en liberté un oiseau de proie réhabilité est un puissant symbole pour sensibiliser le grand public à l’importance de protéger les habitats et la faune qui y vit.

3- Qu’est-ce qui vous a amené à vous impliquer?

Comme médecin vétérinaire, je voulais pouvoir aider la faune et j’ai réalisé en 1986 qu’il existait un besoin de soins pour les oiseaux de proie sauvages trouvés blessés et déclarés aux agents de protection de la faune. De plus, les oiseaux de proie sont des espèces vulnérables à certaines menaces.

4- Avez-vous une anecdote intéressante à nous faire part?

Les oiseaux de proie sont des oiseaux nobles et qui attirent facilement l’attention. Par contre, ils sont mal connus et on gagne à les faire connaître davantage. Les médias les trouvent fascinants et notre travail nous a permis de faire l’objet de plusieurs reportages dans les médias : Salut Bonjour de TVA, Le téléjournal, Découvertes, La semaine verte, La Nature selon Boucar Diouf d’Ici-Radio-Canada, pour ne nommer que ces exemples.

5- Racontez-nous la plus remarquable action que l’organisme a réalisée.

Lorsque le pygargue à tête blanche a été déclaré « espèce vulnérable » au début des années 2000, on cherchait un moyen de communiquer cette nouvelle au grand public. Nous avons contacté les auteurs d’une série télé à haute cote d’écoute, Quatre et demi, et un épisode a été consacré à cette espèce en l’incluant dans le scénario. Un pygargue était trouvé blessé par des projectiles d’arme à feu et vu dans la clinique vétérinaire de l’émission pour ensuite acheminer l’oiseau à l’UQROP.

6- Quels sont les projets mis en avant pour 2019?

Les idées ne manquent pas à l’UQROP, seulement le financement pour tout accomplir. Trois projets majeurs sont en œuvre :

  • trouver le financement pour construire un centre d’interprétation des oiseaux de proie unique en son genre pour Chouette à voir!, à Saint-Jude;
  • sensibiliser les chasseurs à l’utilisation de munitions sans plomb (une de nos études a révélé que les aigles royaux et les pygargues à tête blanche peuvent s’intoxiquer au plomb en se nourrissant d’abats de gros gibier);
  • sensibiliser les trappeurs à la prévention des captures accidentelles d’oiseaux de proie (travail déjà commencé depuis quelques années avec la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec).

7- Qu’est-ce qui vous rend le plus fier?

Lorsque je rencontre une personne qui a orienté sa carrière dans un domaine lié à la protection de la nature ou de l’environnement et qui me dit avoir découvert sa passion par une de nos animations sur les oiseaux de proie à son école ou après une visite à Chouette à voir!.

8- Avez-vous eu des retombées à la suite de l’obtention du Prix Harfang des neiges 2018?

Il s’agit d’une reconnaissance qui ajoute à la notoriété de nos actions. Cela donne aussi une plus grande visibilité aux réalisations de gens qui n’ont pas de très gros moyens pour réaliser de belles choses.

9- Quel message souhaitez-vous transmettre aux gens qui désirent s’impliquer ou s’impliquent déjà auprès de la faune?

La faune est une ressource qui nous appartient et qui cohabite avec nous, que ce soit en milieux habités ou non. Cette ressource a besoin de passionnés qui mettent en œuvre leur savoir-faire et savoir-être pour s’assurer que les générations futures auront la chance comme nous de la côtoyer.

10- Encouragez-les à participer à l’appel de candidatures.

Le Prix Harfang des neiges est une belle opportunité de reconnaissance des efforts déployés à la protection et la conservation de la faune au Québec.

Prix harfang des neiges 2018 – Catégorie Contribution des sciences à la faune
Lauréat : Explos-Nature

Explos-Nature: M. Martin Vaillancourt, président d’Explos-Nature, et M. Pascal Côté, directeur de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac.

Fondé en 1993, l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac  (OOT) constitue le plus important volet de recherche d’Explos-Nature. L’OOT joue un rôle essentiel de sentinelle ornithologique de la forêt boréale à travers ses différents programmes de suivi migratoire menés sur la Côte-Nord. Les principaux projets de recherche se déroulent à l’automne aux dunes de Tadoussac, alors que la rive nord du Saint-Laurent se transforme en l’un des plus importants corridors de migration dans l’est du continent.

L’OOT effectue notamment du baguage d’oiseaux, des captures ainsi que des relevés visuels. Les données récoltées ont servi ou ont mené à la publication de plus d’une trentaine d’articles scientifiques et de chapitres de livres. Les travaux de l’OOT ont permis de mettre sur pied une importante base de données utilisée pour la recherche sur le suivi des populations aviaires, et qui sert également de bio-indicateur de l’état de l’environnement. L’OOT fait partie du Réseau canadien de surveillance des migrations, et ses données sont utilisées par plusieurs partenaires importants.

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Pascal Côté, directeur de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac :

  • Animal préféré : l’aigle royal
  • Passion : l’ornithologie
  • Passe-temps : les promenades en nature

Martin Vaillancourt, président d’Explos-Nature :

  • Animal préféré : le chat domestique… j’ai toujours habité chez un chat! 🙂
  • Passion : sensibiliser les gens à l’importance des milieux naturels et à la nécessité de mieux les comprendre
  • Passe-temps : le vélo de route

1- D’où vous vient cette passion?

Pascal Côté : Depuis mon enfance, grâce à mon oncle qui nous avait donné une mangeoire qu’on a installée dans la cour de la maison familiale.

Martin Vaillancourt : Jeune, j’ai eu la chance de fréquenter des camps de vacances qui offraient des programmes en sciences de la nature. Par la suite, je suis devenu animateur et plus tard je me suis impliqué bénévolement dans diverses organisations qui avaient toutes pour missions de faire découvrir les milieux naturels.

2- Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier en lien avec la faune?

La mise en place du Festival des oiseaux migrateurs de la Côte-Nord qui en est à sa 11e édition en 2019.

3- Avez-vous une anecdote spéciale à raconter par rapport à vos activités fauniques?

En mai 2018, une immense migration de parulines a été observée par notre équipe et des ornithologues américains sur la Côte-Nord. La nouvelle a eu un impact médiatique monstre, à un point tel que même le New York Times en a fait un article.

4- Avez-vous un projet important en cours ou à venir pour 2019?

Un suivi de certaines espèces en déclin à l’aide d’émetteurs VHF qui aidera à déterminer les corridors de migration utilisées dans l’est du continent.

5- Qu’est-ce que représentent les prix Harfangs des neiges à vos yeux?

Une reconnaissance du travail accompli par l’observatoire en recherche et en sensibilisation du public depuis 1996.

6- Qu’est-ce que le prix Harfang des neiges a apporté à votre organisation??

Une fierté pour l’ensemble de notre équipe, employés et bénévoles, ainsi qu’une belle visibilité médiatique et sur les réseaux sociaux.

Prix harfang des neiges 2018 – Catégorie Coup de cœur de la relève – individuel
Lauréat – M. Michel Duranseau, enseignant en formation professionnelle au centre de formation Harricana

M. Michel Duranseau enseigne dans le cadre du programme Protection et exploitation de territoires fauniques. Il est le lauréat dans la catégorie Coup de cœur pour la relève – individuel.

Trappeur depuis plus de 50 ans, M. Duranseau est moniteur et instructeur des formations sur le piégeage portant sur la gestion des animaux à fourrures depuis 1988 et sur la gestion des canidés depuis 1993. Soucieux d’assurer une relève, il organise chaque semaine une soirée de piégeage ouverte au grand public, afin de permettre aux piégeurs débutants d’améliorer leurs connaissances des techniques de piégeage et d’apprêtage des fourrures. M. Duranseau offre également ses services comme mentor dans le programme de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs. Il participe à de nombreuses activités de transfert de connaissances, comme la publication d’articles sur le piégeage et de nombreuses présentations au Salon provincial du trappeur. M. Duranseau a reçu le prix Pierre « Esprit » Radisson de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec  (FTGQ) en 2014.

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Michel Duranseau, enseignant en formation professionnelle au centre de formation Harricana

Catégorie Coup de cœur de la relève – individuel

  • Animal préféré : la loutre de rivière
  • Passion : le piégeage
  • Passe-temps : le plein air

1- D’où vous vient cette passion?

De mon grand-père. À l’époque, comme il n’y avait pas de garderies, je me suis fait garder longtemps par mes grands-parents. J’ai été pratiquement élevé par eux. Et mon grand-père était trappeur, pourvoyeur et acheteur de fourrures…

2- Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier en lien avec la faune?

Les « Soirées relève » que j’ai initiées. C’est la 11e année qu’on tient ces soirées gratuites à l’école de foresterie du Centre de formation Harricana. On montre aux gens comment piéger et apprêter leurs fourrures et ça attire des personnes de 6 à 83 ans. Certains font jusqu’à 100 kilomètres de voiture pour venir y assister!

3- Avez-vous une anecdote spéciale à raconter par rapport à vos activités fauniques?

Un jour, j’ai capturé un total de six loups dans le même enclos, le même matin! Plus tard, j’ai réussi à en capturer sept, mais la fois des six loups j’étais en compagnie de mon père et de mon frère. Tous les deux étaient tellement emballés que c’est ce qui m’a marqué : voir leurs réactions. Après, mon père a jamais arrêté de dire que c’était moi le meilleur trappeur!

4- Qu’est-ce que représentent les prix Harfangs du Québec?

C’est une très belle reconnaissance pour les gens du domaine de la faune.

5- Qu’est-ce que ce prix Harfang vous a apporté sur le plan personnel?

Ça m’a apporté plusieurs demandes que je n’ai pas vu venir… Les gens ont vu plusieurs reportages auxquels j’ai participé, à la radio, à la télé et dans les journaux. Et après, plusieurs personnes se sont dites : « On veut avoir le meilleur prof de piégeage au Québec! ». Ça m’a occupé beaucoup!

6- Avez-vous un projet important en cours ou à venir pour 2019?

J’en ai plusieurs! Il y a mes « Soirées relève », évidemment, qui attirent parfois jusqu’à 36 personnes par soir. Je participe aussi au « Comité tortues » avec des biologistes du milieu. On sensibilise les chasseurs, trappeurs et piégeurs à la protection de deux espèces de tortues et on les sensibilise aux périodes de migrations durant lesquelles ils sont vulnérables. Et il y aussi un projet avec Rexforêt, qui nous occupe à poser des contrôleurs et des protecteurs de niveaux pour limiter les bris de chemins forestiers par les castors.

Prix harfang des neiges 2018 – Catégorie Coup de cœur de la relève – groupe
Lauréat – Fondation pour la sauvegarde de la truite mouchetée (FSTM), représentée par M. David Craig, président

La Fondation pour la sauvegarde de la truite mouchetée (FSTM) est lauréate dans la catégorie Coup de cœur de la relève – groupe. Cet organisme sans but lucratif se distingue par la qualité de ses activités d’initiation à la pêche ainsi que ses outils pédagogiques qui visent à assurer une relève pour la pêche sportive au Québec.

Grâce à de nombreux partenariats et une équipe de bénévoles passionnés, la FTSM initie chaque année plus de 2 000 jeunes à la pêche par l’intermédiaire de happenings de pêche organisés dans les patros et les centres communautaires de Québec, de Lévis et de Montréal, d’activités Pêche en herbe, d’activités de pêche éducative et de pêche blanche ainsi que de camps d’été de pêche à la mouche.

La Fondation distribue par ailleurs des outils pédagogiques comme des jeux éducatifs et du matériel pédagogique conçu dans le cadre du programme scolaire O.P. Hercule et offre des circuits privés de géocache faunique dans plus de 350 écoles annuellement.

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Fondation pour la sauvegarde de la truite mouchetée

Entrevue avec David Craig

1- Pourquoi la Fondation a-t-elle été mise en place?

Biologiste de formation et passionné de pêche sportive, j’ai été propriétaire de pourvoiries pendant plusieurs années. À ces pourvoiries, j’ai fait plusieurs aménagements d’habitat innovateurs (rivière inventée-frayère, chaulage de cours d’eau, etc.) afin d’augmenter les populations de truites mouchetées, en plus d’éduquer la clientèle sur les meilleures pratiques de conservation de l’espèce. J’ai ainsi côtoyé plusieurs personnes qui m’ont encouragé à poursuivre mes rêves et passions. La Fondation a vu le jour en 1995 et la mission est la conservation à perpétuité de la truite mouchetée (omble de fontaine) au Québec.

2- Pourquoi est-ce important de sensibiliser la relève à la pêche sportive?

C’est au Québec que l’on trouve la plus grande concentration de truites mouchetées au monde.  C’est donc un paradis pour les amateurs de pêche. Mais depuis les vingt dernières années, nous constatons une diminution de la relève. La Fondation organise différentes activités éducatives visant à assurer une relève de pêcheurs par l’enseignement de l’importance de la protection des habitats aquatiques. Par exemple, elle donne l’occasion à des jeunes de pêcher des truites mouchetées dans un étang de pêche artificiel aménagé dans le gymnase de certains patros. Elle offre également des outils pédagogiques aux écoles et finance des projets de recherche universitaires. La pêche est un excellent prétexte pour amener les jeunes en pleine nature!

3- Qu’est-ce qui vous a amené à vous impliquer?

Je suis passionné par la nature depuis ma jeunesse, et mon expérience en tant que propriétaire de pourvoirie m’a fait découvrir qu’il y avait des lacs où il y avait très peu de truites naturelles dans les années 90 et beaucoup d’ensemencements (pluies acides, disparition de frayères). J’ai alors organisé et réalisé des travaux pour aménager des frayères et préserver les habitats. Le succès de nos travaux m’a amené à vouloir faire partager nos résultats aux instances scientifiques afin que le travail se poursuive.

4- Avez-vous une anecdote spéciale à raconter en lien avec vos activités fauniques?

Alors que j’étais dans une pourvoirie, j’ai rencontré un jeune couple avec leurs enfants. L’homme m’a alors appris qu’il avait été initié à la pêche par une des activités offertes grâce à la Fondation et qu’il souhaitait faire connaître ce sport à ces enfants. Je suis heureux d’avoir réussi à créer une passion.

5- Racontez-nous la plus remarquable action que l’organisme a réalisée.

Grâce à nos nombreuses activités organisées en 2018, nous avons réussi à initier 2 000 jeunes à la pêche!

6- Y a-t-il des projets mis en avant pour 2019?

La Fondation s’efforce de mettre en place des activités qui poussent les jeunes vers la nature. Nous avons par exemple créé des circuits privés de géocaching faunique sur la truite et la sécurité nautique qui peuvent être offerts aux pourvoiries, ZEC, camps d’été ou camps scouts.

7- Qu’est-ce qui vous rend le plus fier?

Que la Fondation ait perduré dans le temps, tout en réussissant à amasser 3 millions de dollars depuis 24 ans. Nous sommes maintenant une équipe d’une cinquantaine de bénévoles passionnés qui partagent leur passion de la nature aux jeunes.

8- Avez-vous eu des retombées à la suite de l’obtention du Prix Harfang des neiges 2018?

Évidemment, lorsqu’on mentionne que la Fondation a remporté les honneurs lors de la cérémonie de remise des Prix Harfang des neiges, ça augmente notre crédibilité auprès des partenaires rencontrés ainsi que lors de nos levées de fonds.

9- Quel message souhaitez-vous transmettre aux gens qui désirent s’impliquer ou s’impliquent déjà auprès de la faune? 

La faune des forêts québécoises a besoin de gens passionnés pour faire connaître ses richesses et contribuer à sa pérennité. Le fait de s’impliquer dans une activité faunique qui nous allume est une excellente façon de partager notre passion aux jeunes et de les intéresser à s’impliquer.

 

Les personnes honorées, accompagnées de M. Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs : Mario Lacasse, Gisèle Pétrin-Bahl, Jocelyne Lyrette, Raymond Leclerc, Simon Lemay et Frédéric Masse.
Absents de la photo : Hubert Gauvreau, Bernard Chamberland, Michel Adams, André Poulin, Alain Bisson et Serge LeRoy-Audy.