Prix Harfang des neiges

Lauréats et lauréates 2020

Catégorie Contribution des sciences à la faune

M. Serge Larivière
Chaudière-Appalaches (Saint-Apollinaire, MRC de Lotbinière)

Passionné de la nature depuis toujours, M. Serge Larivière détient un doctorat en écologie animale de l’Université de la Saskatchewan. Il a également effectué un stage postdoctoral à l’Université Laval.

Son intérêt soutenu pour la gestion et la conservation de la faune ainsi que pour l’acquisition et la vulgarisation de connaissances sur les animaux à fourrures du Québec l’a mené à travailler, entre autres, sur la gestion du lynx roux, les mythes relatifs à la présence de cougars au Québec ainsi que les problèmes et les effets sur la faune de la présence des loups et des coyotes.

M. Larivière est aussi un communicateur accompli : rédacteur en chef de la revue « Le Coureur des Bois » depuis 15 ans et fondateur de la revue « The Cree Hunter and Trapper », il est aussi chroniqueur pour la revue « Aventure Chasse et Pêche ». M. Larivière a publié plus d’une centaine d’articles scientifiques et plus de 500 articles de vulgarisation scientifique. Ses travaux sont repris dans les émissions de plusieurs chaînes renommées, dont Canal D, Historia et Radio‑Canada.

Catégorie Innovation en région

Fondation du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia,
représentée par M. Maxime Descôteaux,
cofondateur Mauricie (Saint-Alexis-des-Monts, MRC de Maskinongé)

Le Centre de réhabilitation de la faune Cécropia regroupe un refuge où les animaux sont recueillis et soignés jusqu’à ce qu’ils soient prêts à retourner dans la nature, et un sanctuaire, où les animaux qui ne sont plus en mesure de retourner vivre en liberté sont soignés tout au long de leur vie. La mission du centre est de donner le maximum de chances de survie aux animaux blessés, orphelins ou en situation d’urgence.

Cécropia répond aux appels de la population qui lui signalent la présence d’animaux sauvages blessés. À ce jour, plus de 2 000 appels de résidents de la Mauricie et de l’extérieur de la région ont été traités et plus de 1 000 animaux ont été soignés au refuge, avant d’être remis en liberté.

Le Centre recueille également de nombreuses données sur les animaux qui y sont traités, ce qui fournit de l’information précieuse sur la santé des populations locales.

Situé à Saint-Alexis-des-Monts, le Centre bénéficie d’un très beau rayonnement. En effet, en 2019, Cécropia a participé au tournage du plus récent long métrage du réalisateur français Gilles de Maistre, Le loup et le lion, ainsi qu’au tournage de la saison 3 de l’émission Sauvages et orphelins.

Catégorie coup de cœur de la relève – Individuel

M. Pierre-Yves Collin,
de l’Association régionale des trappeurs de Chaudière-Appalaches

C’est avec passion et rigueur que M. Collin transmet les connaissances acquises au cours de ses 40 années de carrière dans le domaine du piégeage et de la préparation des peaux pour la mise en marché.

Instructeur de piégeage depuis 1987, M. Collin a formé des centaines de trappeurs et des dizaines de moniteurs. Il a même participé à la mise sur pied de la formation Piégeage et gestion des animaux à fourrures (PEGAF), une formation standardisée à l’intention des piégeurs du Québec. Par la suite, il a aussi contribué aux rééditions de la formation et à la nouvelle version produite en 2017. M. Collin a par ailleurs produit un guide pratique sur les standards commerciaux de production de fourrures sauvages, qui est aujourd’hui utilisé dans la formation des trappeurs américains.

Connu et sollicité partout au Québec pour ses cliniques, M. Collin présente des exposés et des démonstrations de dépiautage dans les salons régionaux et provinciaux dans tout le Québec.

Catégorie coup de cœur de la relève – Groupe

L’équipe de responsables régionaux du Programme d’éducation en sécurité et en conservation de la faune (PESCOF)
volet chasse, représentée par M. Jacques Parent

Sécurité nature, une filiale de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, est l’organisme responsable de la diffusion des cours du Programme d’éducation en sécurité et en conservation de la nature (PESCOF). Environ 25 000 personnes par année reçoivent cette formation, dont la réussite est nécessaire pour obtenir le certificat du chasseur.

Les cours offerts dans le cadre du programme PESCOF sont donnés par des moniteurs qui travaillent à titre gracieux sous la supervision de 15 responsables régionaux. Eux-mêmes bénévoles, ces responsables régionaux assurent le recrutement, la formation et la coordination d’un réseau de près de 480 moniteurs répartis dans l’ensemble des régions du Québec. Par leur expertise, les responsables régionaux s’assurent que soit respecté un standard de qualité élevé dans l’enseignement prodigué aux chasseurs novices.

Dans les régions éloignées, les responsables PESCOF contribuent à perpétuer les activités patrimoniales de chasse, dont les retombées culturelles et économiques sont importantes. En milieu urbain, ils contribuent à entretenir l’intérêt pour ces activités et plus largement pour la faune et la nature.

Les 15 responsables du programme PESCOF sont tous des gens passionnés. Ils se dévouent pour former la relève des chasseurs, promouvoir la conservation et la mise en valeur de la faune et transmettre notre héritage culturel et naturel. Ils agissent comme guides et comme mentors auprès des moniteurs, qui deviennent eux-mêmes des modèles pour les nouveaux chasseurs de leur communauté. Leur travail est essentiel pour assurer la formation de futurs chasseurs responsables et respectueux et qui pratiqueront leur activité de façon sécuritaire.

Catégorie Excellence en bénévolat

M. Jacques Cormier,
de l’Association de Chasse et Pêche de Val-d’Or
Abitibi-Témiscamingue (Val-d’Or, MRC de la Vallée-de-l’Or)

Directeur d’école à la retraite, M. Jacques Cormier a toujours travaillé pour donner au suivant. Il est reconnu pour son leadership, son respect et sa passion pour la faune et ses habitats.

M. Cormier est impliqué dans les dossiers fauniques de sa région depuis 1980. Le souci de protéger les ressources fauniques et les habitats l’anime dans chacune de ses implications. M. Cormier est membre à vie de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs depuis 2000. Nommé au sein du conseil d’administration de la Fondation de la faune du Québec cette même année, il y a effectué les trois mandats maximums prescrits par la loi, soit jusqu’à 2006. Il est désormais membre à vie de cette organisation.

Une de ses réalisations majeures est la mise en place du programme Pêche en herbe, de la Fondation de la faune, qui a permis d’initier à la pêche plus de 316 000 jeunes depuis sa création, dont environ 16 000 depuis une vingtaine d’années dans sa région.

M. Cormier est impliqué sur tous les fronts pour le mieux-être de la faune et de ses utilisateurs, que ce soit dans des activités de sensibilisation auprès de la population, d’éducation des adeptes de la chasse et de la pêche ou dans la participation active à des consultations publiques.

Catégorie Bâtisseur

Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM),
représenté par M. Robert Michaud

Le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) célébrait en 2020 son 35e anniversaire : 35 ans d’approches innovantes pour faire progresser les connaissances, sensibiliser la population et protéger les baleines du Saint-Laurent.

M. Robert Michaud, président et directeur scientifique du GREMM, est aussi à l’origine de sa fondation. Au cours des multiples entrevues qu’il accorde chaque année, M. Michaud fait partager au public la motivation qui anime le GREMM : « Mieux comprendre pour mieux protéger ».

Au fil des années, le GREMM a su créer un impressionnant réseau de collaborateurs et de partenaires en recherche et en éducation et développer des liens constructifs avec des partenaires scientifiques, des organisations publiques et privées, des associations, des industriels, des gouvernements, des médias et aussi avec le grand public.

Parmi les réalisations du Centre, on peut nommer, entre autres : le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) à Tadoussac, le Programme de recherche scientifique sur les grands rorquals et les bélugas du Saint-Laurent et Baleines en direct, un magazine et une encyclopédie Web considérée comme LA référence pour de l’information sur les baleines de l’estuaire du Saint-Laurent. Le GREMM a aussi contribué à la mise en œuvre du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins et à la création de l’Alliance Éco-Baleines, qui vise à améliorer la pratique des observations en mer. Les données scientifiques recueillies par le GREMM et ses collaborateurs ont préparé le terrain pour plusieurs initiatives de conservation des cétacés du Saint-Laurent. Pensons entre autres à la création du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et au règlement sur les activités en mer dans le parc marin.

L’excellence du GREMM a maintes fois été récompensée. L’organisation a notamment reçu le prix du Mérite environnemental en 1989 et le prix Rosaire-Corbin en 2006.

Raconter des histoires de baleines peut mener loin. Aussi le travail du GREMM trouve-t-il régulièrement écho dans les grands reportages et documentaires de chaînes prestigieuses, comme National Geographic, BBC, Radio-Canada et CBC. Par son action, le GREMM a contribué à développer chez le public québécois un sentiment d’appartenance et de fierté pour les mammifères marins et leur protection.