Opérations de détection et de contrôle de la maladie débilitante chronique des cervidés

Dernière mise à jour : 23 janvier 2020

À la suite de la découverte en 2018 de cas de maladie débilitante chronique (MDC) dans un élevage de cerfs rouges dans la région des Laurentides, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a mis en place des mesures afin de protéger le cheptel de cervidés sauvages et poursuit ses interventions afin de réduire le risque d’établissement de la MDC dans la faune sauvage. Les chasseurs sont invités à collaborer activement aux mesures particulières de surveillance et de contrôle qui seront appliquées au cours des prochaines années.

Les mesures, mises en place par le MFFP, permettent d’atteindre les objectifs suivants :

  • Maintenir des densités faibles de cerfs dans le secteur où la maladie a été détectée afin de réduire les contacts entre les animaux sauvages et ainsi limiter la transmission de la maladie si un animal infecté se trouve en milieu naturel;
  • Effectuer une surveillance rehaussée de la maladie afin de détecter toute émergence de celle-ci en milieu naturel et intervenir rapidement;
  • Améliorer les mesures pour prévenir de nouveaux cas de la maladie ou sa propagation.

Résultat d’analyse de tous les échantillons

Pour la saison 2019, des modalités de chasse au cerf de Virginie particulières se sont appliquées à 17 municipalités (Grenville, Notre-Dame-de-Bonsecours, Notre-Dame-de-la-Paix, Fassett, Namur, Saint-Émile-de-Suffolk, Amherst, Huberdeau, Arundel, Barkmere, Montcalm, Lac-des-Seize-Îles, Wentworth-Nord, Brownsburg-Chatham, Grenville-sur-la-Rouge, Harrington et Boileau) constituant la zone de surveillance rehaussée (ZSR). Une chasse plus permissive a été mise en place afin de détecter la maladie dans la faune sauvage et de diminuer les risques de propagation. La saison s’est terminée le 17 novembre dans la ZSR. Pour en savoir plus sur les résultats de la saison de chasse, consultez le Bilan et faits saillants de la surveillance en 2019.

Le Ministère analyse les résultats afin de déterminer les modalités de chasse qui devront être mises en place pour la prochaine saison.

Documents

Questions/réponses

* Ajout ou modification récente

Combien de cas de MDC ont été confirmés?

Onze cas de MDC ont été confirmés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Lien s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre dans un élevage des Laurentides. La totalité des animaux de l’élevage a été abattue en date du 18 décembre 2018.

La découverte de plusieurs cas sur le même site d’élevage renforce l’importance des interventions et des mesures mises de l’avant par le MFFP. La priorité du Ministère est toujours de s’assurer que la maladie n’est pas présente chez les animaux sauvages et de diminuer la densité de cerfs en périphérie des enclos afin de réduire les risques de propagation et d’établissement de la maladie dans la faune.

Jusqu’à maintenant, aucun des tests réalisés sur les animaux sauvages ne s’est avéré positif.

Est-ce que tous les animaux de l’élevage infecté ont été abattus?

Oui, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Lien s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre a délivré une ordonnance de dépeuplement du troupeau. L’élimination des animaux a été effectuée selon les procédures établies par l’ACIA en collaboration avec l’éleveur et les autorités provinciales. Elle a été complétée le 18 décembre 2018. Tous les animaux âgés de plus d’un an ont été analysés. Au total, onze animaux atteints de la MDC ont été détectés dans le troupeau.

Pourquoi abattre autant de cerfs sauvages alors qu’aucun cas n’était détecté dans la faune sauvage ou à l'extérieur de l'élevage?

Bien qu’aucun cas de MDC n’ait été détecté jusqu’à présent chez des cervidés sauvages, il n’est pas possible d’exclure hors de tout doute que la maladie y soit puisque : 1) il est très difficile de détecter la MDC lorsque peu de cerfs sont contaminés et 2) les tests effectués ne parviennent généralement pas à détecter la maladie chez les animaux infectés depuis moins de 12 mois. Pour maximiser les chances d’éviter l’établissement de cette terrible maladie chez les cervidés sauvages, les seules options possibles sont de retirer un maximum d’animaux potentiellement infectés et de diminuer les populations de cervidés dans le secteur où elle a été détectée afin de réduire les contacts entre les animaux restants et de limiter la transmission de la maladie si un animal infecté se trouve en milieu naturel.

Les efforts pour maintenir les densités de cerfs de Virginie sauvages à un bas niveau doivent se poursuivre au cours des prochaines années. Pour ce faire, la collaboration des chasseurs est essentielle. Il est important de rappeler que les conséquences à long terme de l’établissement de la MDC dans les populations de cervidés sauvages pourraient être majeures et désastreuses pour les cheptels et les activités de chasse au Québec.

Tout animal infecté dans la nature peut transmettre la maladie aux autres cervidés s’il entre en contact avec eux, ce qui mène à la multiplication des cas et augmente le risque d’établissement de la maladie.

* Quels sont les exemples de cas où la maladie a été détectée dans la faune sauvage après plusieurs années?

Au Wisconsin : en 2002, un premier cas de MDC a été détecté dans la faune dans le comté de Richland. Malgré une augmentation de la surveillance dans le secteur, aucun autre cerf contaminé n’a été détecté avant 2005. Aucun autre cas positif n’a ensuite été détecté pendant 3 ans. Puis 7 cas ont été détectés en 2009. Aujourd’hui, dans ce secteur, plus d’un mâle sur 2 est infecté par la MDC.

Certains États et provinces maintenant aux prises avec la MDC ont d’abord détecté la maladie dans un élevage. La maladie est parfois demeurée indétectable dans la faune sauvage plusieurs années avant que la surveillance ne parvienne à confirmer les premiers cas.

* Comment se portent les populations de cerfs là où la MDC est bien établie et quel est l’impact sur les activités de chasse?

La MDC entraîne invariablement la mort des animaux infectés et peut ainsi avoir un impact important sur les densités de population de cerfs lorsque le taux de prévalence (nombre d’animaux infectés) devient élevé. De tels déclins ont notamment été observés chez le cerf de Virginie au Wyoming (diminution de 10 % par année) et chez le cerf mulet au Colorado (diminution de 45 % sur une période d’environ 20 ans).

Des études ont montré que dans les zones où la prévalence de la MDC devient forte, le nombre de chasseurs a tendance à diminuer en raison d’une expérience de chasse moins agréable (nombre de cerfs vus et abattus, risque élevé que leur cerf soit contaminé). Les chasseurs ayant la possibilité de choisir leur destination seraient portés à aller chasser dans des secteurs sans MDC et l’impact économique affecterait donc surtout sur les zones infectées (dépenses directes et indirectes des chasseurs, valeur des terres).

* Quel sera l’impact des opérations sur la population de cerfs dans le secteur où la MDC a été détectée?

La récolte requise aux fins de surveillance et de contrôle a un impact à court terme sur les populations de cerf de Virginie du secteur. Cependant elle est essentielle pour détecter la présence de la maladie dans la faune sauvage et de s’assurer qu’elle ne s’établisse pas au Québec.

Le cerf de Virginie est une espèce productive et résiliente. Les populations de cerfs se rétabliront progressivement lorsque les opérations de détection et de contrôle prendront fin. La réduction des populations et le maintien de densités faibles sont des mesures temporaires et localisées. Celles-ci sont nécessaires pour assurer des populations de cerfs de Virginie en santé à long terme. Si la maladie s’installe dans la faune, les conséquences sur la population seront, quant à elles, permanentes.

Que prévoit faire le MFFP si un cas de MDC est trouvé dans la faune sauvage?

Si un cervidé atteint de la MDC est découvert dans la nature, la réglementation qui prévoit des restrictions quant aux déplacements de cervidés gardés en captivité dans un rayon de 100 km et aux déplacements de certaines pièces anatomiques dans un rayon de 45 km (les pièces devant rester dans le rayon de 45 km et dans la zone de chasse où l’animal a été abattu) s’appliquera. Une évaluation de la situation sera faite afin de déterminer si d’autres mesures doivent être mises en place.

Comment dépecer la carcasse d’un cervidé pour éviter la propagation de la MDC?
Quelles mesures s’appliquent aux sites détenant des animaux en captivité?

La réglementation en vigueur interdit le déplacement d’un cervidé en captivité se trouvant à moins de 100 km d’un site où la présence de la MDC a été constatée, sauf pour le déplacement vers l’abattoir.

Les mesures qui s’appliquaient aux déplacements de certaines pièces anatomiques de cervidés abattus dans un rayon de 45 km autour du site où la présence de la MDC a été confirmée sont-elles toujours en vigueur?

Oui. Pour éviter la propagation éventuelle de la maladie, la réglementation prévoit des restrictions quant au déplacement de certaines pièces anatomiques de cervidés (cerf de Virginie, orignal ou cervidé d’élevage) abattus dans un rayon de 45 km autour d’un site où la présence de la MDC a été confirmée (voir carte ). Ainsi, il est toujours interdit de sortir les pièces anatomiques suivantes du rayon de 45 km ET de la zone de chasse où l’animal a été abattu :

  • la tête, plus précisément toute partie du cerveau, les yeux, les ganglions lymphatiques rétropharyngiens et les amygdales (à la base de la mâchoire);
  • toute partie de la colonne vertébrale;
  • les organes internes (y compris le foie et le cœur);
  • les testicules.

Les pièces anatomiques suivantes peuvent quitter le rayon de 45 km :

  • la viande, pourvu qu’elle ne contienne aucune des pièces anatomiques visées;
  • la peau et le cuir dégraissés ou tannés;
  • les bois sans velours;
  • la calotte crânienne désinfectée1, sans peau, viande ou tissu attachés;
  • les dents sans viande ou tissu attachés;
  • toute pièce montée par un taxidermiste.

Pour désinfecter la calotte crânienne, faites tremper cette dernière dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et de 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes. 

Que dois-je faire si j’observe un cerf qui semble malade?

Contactez SOS Braconnage au 1 800 463-2191 si vous observez un cervidé à l’apparence ou au comportement inhabituel.

* Les chasseurs peuvent-ils consommer leur gibier sans crainte?

À l’heure actuelle, aucune preuve scientifique n’indique que la MDC puisse se transmettre aux humains. Cependant, Santé Canada recommande de ne pas utiliser ou consommer de tissu provenant d’un animal porteur de la MDC. Le prion n’est pas détruit par la cuisson. De manière générale, il est recommandé de ne pas consommer le cerveau, la moelle épinière ou les ganglions.

Les résultats des analyses effectuées à ce jour indiquent que la maladie, si elle se trouve chez les cervidés sauvages à proximité de l’élevage où elle a été détectée, touche très peu d’animaux. Ailleurs au Québec, aucune information ne laisse croire que la maladie pourrait être dans la faune sauvage.

En 2019, les chasseurs qui récoltaient un cerf de Virginie de plus de 12 mois dans la ZSR devaient faire analyser ce dernier pour savoir s’il était atteint de la MDC.

Certaines boucheries, réparties dans plusieurs régions du Québec, participaient également au programme de surveillance de la MDC. 

Dois-je prendre des précautions particulières lorsque je prépare un cerf ou un orignal?

La viande de gibier, comme toute viande domestique, est une denrée très périssable qui peut héberger des micro-organismes responsables de toxi-infections alimentaires. Il est donc important de respecter les bonnes pratiques de manipulation et de conservation de la viande de gibier ainsi que certaines normes régissant le débitage du gibier.

  • Portez des gants lors de la manipulation, de l’éviscération et de l’écorchage du gibier.
  • Lavez-vous les mains et nettoyez les surfaces et les instruments qui ont été en contact avec le gibier pour éviter de contaminer d’autres produits de consommation.
  • Faites cuire la viande. C’est un moyen efficace d’éliminer certains risques de toxi-infections alimentaires. La cuisson ne peut cependant détruire le prion. Il est important de faire cuire la viande jusqu’à ce que la température de cuisson atteigne 77 °C (171 °F).
  • Conservez la viande à des températures sécuritaires qui empêchent la croissance des bactéries, soit entre 0 et 4 °C.

De plus, certaines précautions supplémentaires peuvent être prises pour minimiser la contamination par des tissus qui peuvent concentrer naturellement l’agent de la maladie débilitante chronique (MDC).

  • Minimisez les contacts avec le cerveau et la moelle épinière.
  • Évitez de consommer le cerveau, la moelle épinière, les yeux, la rate, les amygdales, les intestins et les ganglions (masses grisâtres de tissus près des organes et dans le gras) des animaux récoltés.
  • Éviscérez votre gibier sur les lieux de l’abattage en enlevant tous les organes internes.
  • Apportez sans tarder votre animal à votre boucherie ou suivez les indications pour préparer votre gibier de la façon la plus sécuritaire possible. 
  • Évitez de couper à travers la colonne vertébrale et les os, sauf pour détacher la tête. Détachez la tête avec un couteau qui sera désinfecté ensuite. Utilisez le moins possible une scie à os.
Puis-je conserver la tête ou la calotte d’un cervidé abattu dans le rayon de 45 km?

Pour éviter la propagation éventuelle de la maladie, la réglementation prévoit des restrictions quant au déplacement de certaines pièces anatomiques, notamment le cerveau. Pour tout cerf de Virginie ou orignal abattu dans un rayon de 45 km autour d’un site avéré de présence de la MDC (voir carte Lien ouvrant un document PDF dans une nouvelle fenêtre), les consignes suivantes doivent être respectées :

  • la tête d’un cervidé abattu dans le rayon de 45 km devra être confiée à un taxidermiste faisant affaire à l’intérieur de ce même rayon et dans la zone de chasse où l’animal a été abattu.
  • la calotte crânienne pourra être prélevée en prenant soin de la désinfecter et d’enlever toute peau ou viande ou tout tissu qui y sont attachés. Pour désinfecter la calotte crânienne, faites-la tremper dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

Pour connaître les bonnes pratiques de taxidermie permettant d’éviter la propagation de la MDC, consultez la vidéo Taxidermie et désinfection des instruments.

Comment peut-on prévenir l'introduction et la propagation de la MDC?

Il n’existe aucun traitement ni vaccin connu pour les maladies à prions. Une fois la MDC introduite dans la faune sauvage, il est pratiquement impossible de l’éliminer.

Pour prévenir l’introduction de la maladie au Québec par le biais de cervidés abattus par des chasseurs à l’extérieur de la province, le Ministère a mis en place une réglementation sur l’importation de carcasses de cervidés.

Réglementation sur l’importation de carcasses de cervidés

Il est interdit d’importer ou de posséder des carcasses entières ou toute partie du cerveau, de la colonne vertébrale (et de la moelle épinière), des ganglions lymphatiques rétropharyngiens, des yeux, des amygdales, des testicules et des organes internes (rate, foie, cœur, rognons, glandes mammaires, vessie, etc.) de cervidés (sauf le caribou) abattus à l’extérieur du Québec. Chez les cervidés atteints de la MDC, les prions pathogènes se concentrent dans ces organes.

Les pièces anatomiques suivantes peuvent néanmoins être rapportées au Québec :

  • viande désossée ou quartiers sans peau et sans morceau de colonne vertébrale ou de tête attachés;
  • peau et cuir dégraissés ou tannés;
  • bois sans velours;
  • calotte crânienne désinfectée1, sans peau, viande ou tissu attachés;
  • dents sans viande ou tissu attachés;
  • toute pièce montée par un taxidermiste.

1 – Pour désinfecter la calotte crânienne, faire tremper cette dernière dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

Si vous chassez à l’extérieur du Québec, le Ministère vous recommande également de suivre les conseils suivants :

  • Évitez de chasser dans les secteurs où la MDC a été détectée ou à proximité de ceux-ci;
  • Si les autorités de la province ou de l’État où vous avez abattu un cervidé vous informent que ce dernier est atteint de la MDC, veuillez en aviser SOS Braconnage au 1 800 463-2191.

Quelles sont les bonnes pratiques que les chasseurs et les citoyens peuvent adopter?

Pour prévenir la propagation de la maladie au Québec, le Ministère conseille également aux chasseurs et à la population en général d’adopter les comportements suivants :

  • Utiliser des attractifs synthétiques.
    L’urine naturelle de cervidés, si elle est récoltée sur des animaux infectés, peut contenir l’agent responsable de la MDC.
  • Ne pas provoquer de rassemblement de cervidés.
    Les rassemblements artificiels de cervidés favorisent la transmission des maladies. Il est recommandé de limiter au strict minimum les activités d’appâtage et il est demandé de ne pas nourrir les cervidés à des fins récréatives.

Si vous observez (ou abattez) un cervidé présentant un ou plusieurs des signes cliniques pouvant être associés à la MDC (voir la section Comment reconnaît-on un animal atteint par la MDC?), communiquez avec SOS Braconnage au 1 800 463-2191.

Pour éviter la propagation de la maladie par les chasseurs, la réglementation québécoise interdit, dans les secteurs à proximité d’un cas de MDC confirmé, la possession de certaines pièces anatomiques de cervidé à l’extérieur de la zone de chasse où l’animal a été abattu. Il est donc requis de faire boucherie à proximité du site d’abattage dans ces secteurs. De plus, pour éviter la propagation de la maladie entre des installations de garde en captivité de cervidés, la réglementation interdit également le déplacement d’un grand cervidé vers un autre site de garde s’il est gardé dans une installation se trouvant à moins de 100 km d’un site où la présence de la MDC a été constatée ou suspectée.

* Quelle est la règlementation concernant l’usage de leurres d’origine naturelle?

Pour limiter les risques de propagation de maladies, notamment de la MDC, l’utilisation d’urine naturelle de cervidés à des fins de chasse est désormais interdite, quelle que soit son origine, à l’exception de l’urine d’orignal. Cette interdiction s’applique également à tout autre leurre olfactif naturel provenant de cervidés (p. ex., glandes tarsiennes).

Il n’existe aucun test pour confirmer que les leurres vendus commercialement ne contiennent pas la maladie. S’ils étaient récoltés sur des animaux atteints de la MDC, ces produits contiendraient alors l’agent infectieux.

* Quelle est la règlementation concernant l’appâtage?

L’appâtage du cerf à des fins de chasse est maintenant autorisé du 1er septembre au 30 novembre uniquement. Cela permet de respecter les habitudes des chasseurs tout en limitant les risques de transmission de maladies par le regroupement d’individus durant le reste de l’année. L’utilisation de substances minérales (p. ex., blocs de sel) demeure toutefois autorisée toute l’année.

Le MFFP recommande aux chasseurs d’utiliser une quantité minimale d’appâts afin de limiter le risque de propagation de la maladie si elle se trouve chez la faune sauvage.