Faune > Santé de la faune > Opérations de détection et de contrôle de la maladie débilitante chronique des cervidés

Opérations de détection et de contrôle de la maladie débilitante chronique des cervidés

Dernière mise à jour : 18 septembre 2019

À la suite de la découverte de cas de maladie débilitante chronique (MDC) dans un élevage de cerfs rouges dans la région des Laurentides, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a mis en place des mesures afin de protéger le cheptel de cervidés sauvages et poursuit ses interventions afin de réduire le risque d’établissement de la MDC dans la faune sauvage. Les chasseurs sont invités à collaborer activement aux mesures particulières de surveillance et de contrôle qui seront appliquées dès l’automne 2019.

Les mesures, mises en place par le MFFP, permettront d’atteindre les objectifs suivants :

  • Maintenir des densités faibles de cerfs dans le secteur où la maladie a été détectée afin de réduire les contacts entre les animaux sauvages et ainsi limiter la transmission de la maladie si un animal en période d’incubation se trouve en milieu naturel;
  • Effectuer une surveillance rehaussée de la maladie afin de détecter toute émergence de celle-ci en milieu naturel et intervenir rapidement;
  • Améliorer les mesures pour prévenir de nouveaux cas de la maladie ou sa propagation.

Modalités particulières pour la saison de chasse 2019

Le Ministère a également modifié les modalités de chasse dans la zone de surveillance rehaussée (ZSR) afin de les rendre plus permissives.

Les nouvelles modalités :

  • s’appliquent uniquement aux 17 municipalités de la ZSR ;
  • permettent la chasse de tous les segments de la population de cerfs (un cerf par permis régulier), soit les mâles, les femelles et les faons;
  • permettent l’utilisation de tous les engins prévus pour la chasse du cerf (carabine, arme à chargement par la bouche, fusil, arc ou arbalète) pour la période de chasse du 21 septembre 2019 au 17 novembre 2019;
  • prévoient le port du dossard obligatoire durant toute la période de chasse dans la ZSR. Cette obligation s’applique également à tous les chasseurs d’ours noirs et d’orignaux et leurs accompagnateurs pendant la période de chasse à l’arc et à l’arbalète.

Délimitation des zones pour l’application des mesures en lien avec la MDC

 


Télécharger la carte 

Légende

Zone d'intervention rehaussée Zone de surveillance rehaussée
Rayon de 45 km Rayon de 45 km
Stations d'enregistrement pour prélèvement d'échantillons Station d’enregistrement
Zones de chasse Zones de chasse

 

Zones Mesures et consignes
Zone de surveillance rehaussée (ZSR)
  • Le Ministère appliquera des modalités de chasse plus permissives en 2019. Puisque les modalités permettent de récolter les femelles et les faons, il n’est pas requis de détenir un permis de cerfs sans bois.
  • Un nombre important de cerfs de Virginie devront être analysés chaque année afin de s’assurer que la MDC est bien absente de la faune sauvage. Le Ministère assurera une présence dans chacune des stations d’enregistrement desservant la ZSR tout au long de la saison de chasse 2019 afin d’effectuer les prélèvements requis. Consultez la page Programme de surveillance et résultats d’analyse pour connaître les détails concernant les prélèvements ainsi que les résultats d’analyse.
  • En tout temps : Interdiction de sortir certaines pièces anatomiques d’un cerf de Virginie, d’un orignal ou d’un cervidé d’élevage de la zone de chasse où il a été abattu et du rayon de 45 km. L’enregistrement et le débitage doivent donc se faire à proximité du lieu d’abattage. Consultez la carte  ou le tableau ci-dessous pour connaître la station la plus proche.
Zones de chasse et rayon de 45 km autour des cas de MDC détectés
  • En tout temps : Interdiction de sortir certaines pièces anatomiques d’un cerf de Virginie, d’un orignal ou d’un cervidé d’élevage de la zone de chasse où il a été abattu et du rayon de 45 km autour des cas de MDC détectés. L’enregistrement et le débitage doivent donc se faire à proximité du lieu d’abattage. Consultez la carte ou le tableau ci-dessous pour connaître la station la plus proche.
Zones de chasse 9 ouest et 10 est (à l’extérieur de la ZSR)
  • Un nombre important de permis de cerfs sans bois a été rendu disponible.
Coordonnées des stations d’enregistrement comprises dans le rayon de 45 km
Halte routière Pétroles Bélisle
125, route du Canton
Brownsburg-Chatam
Coopérative de solidarité de Laurel-Station
3455, route principale
Wentworth-Nord
Dépanneur Telmosse
1404, route 117
Mont-Tremblant
Sports NP
14-1, rang Sainte-Julie Est
Saint-André-Avellin
Débitage des cantons
526, rang 5 Est
Lochaber

Documents

Questions/réponses

* Ajout ou modification récente

* Pourquoi les sites d’élevage n’ont-ils pas été décontaminés?

La décontamination des sites d’élevage où la maladie débilitante chronique des cervidés (MDC) a été détectée en 2018 est de la compétence de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Puisque la totalité des animaux de l’élevage a été abattue, le risque de contamination est limité.

* Pourquoi agir sur la faune sauvage alors que le terrain n’est pas décontaminé?

L’intervention dans la faune sauvage vise à réduire le risque de propagation entre les animaux de la faune sauvage qui auraient pu être infectés par les animaux d’élevage.

Pour maximiser les chances d’éviter l’établissement de la MDC dans la faune sauvage, il est nécessaire de maintenir les populations de cerfs à de faibles densités autour du site d’élevage touché, peu importe si ce dernier a été décontaminé ou non. Les animaux de la faune à proximité des sites ont pu être contaminés au cours des dernières années. En réduisant les populations, les risques de contacts entre les animaux sauvages, donc les risques de transmission de la maladie dans le cas où certains d’entre eux seraient contaminés, sont réduits.

* Il y a des bovins dans certains enclos où des cervidés étaient auparavant gardés. Est-ce qu’il y a des risques qu’ils développent la maladie débilitante chronique des cervidés?

Les bovins ne sont pas susceptibles d’être infectés par la maladie débilitante chronique des cervidés, il n’y a donc pas de risque que ces animaux contractent la maladie.

* Pourquoi 800 échantillons? D’où vient ce nombre?

Le nombre d’échantillons est basé sur le nombre d’animaux estimé dans la zone de surveillance rehaussée (ZSR), ainsi, 800 résultats d’analyse permettront de détecter la maladie avec un seuil de confiance statistique acceptable.

* Est-ce que le Ministère continuera d’échantillonner les cerfs abattus à la chasse dans la ZSR après 800 échantillons?

Oui.  

* Qu’est-ce que le Ministère compte faire une fois que les 800 cerfs de Virginie auront été échantillonnés lors de la période de chasse 2019 dans la ZSR et quelles seront les modalités de chasse?

Lorsque 800 cerfs auront été analysés, si tous les résultats sont négatifs, les modalités de chasse habituelles s’appliqueront de nouveau pour la chasse en 2019, c’est-à-dire les modalités de la zone de chasse applicables à l’extérieur de la ZSR pour les zones 9 ouest, 10 est et 8 nord. Le cas échéant, le Ministère s’assurera de communiquer toute l’information aux clientèles de chasseurs au moment opportun.

* Comment les chasseurs seront-ils informés?

Pour s’assurer que les chasseurs sont informés en temps opportun, un plan de diffusion du nombre d’échantillons analysés sera produit et le moment de la mise en place des mesures normales sera annoncé. L’information sera diffusée par communiqué aux médias, sur le site Web et dans les médias sociaux.

* Si le MFFP ne détecte aucun cas positif parmi les 800 échantillons testés en 2019, que se passera-t-il à compter de 2020?

Les modalités de chasse pour les prochaines années seront déterminées une fois la saison de chasse 2019 terminée, en fonction des résultats de celle-ci.

* Est-ce que le MFFP vise à éliminer la population de cerfs sauvage dans la ZSR?

Non. Les densités devront être maintenues basses temporairement. Le cerf de Virginie est une espèce résiliente et les populations se rétabliront avec le temps après la suspension des mesures préventives. La réduction des populations et le maintien de densités faibles sont des mesures temporaires et localisées. Pour réduire au maximum les risques que la MDC s’implante chez les cervidés sauvages partout au Québec, le meilleur moyen est de réduire les densités d’animaux dans le secteur où la maladie a été détectée, pour limiter les risques de contact et de transmission. Dans les provinces et les États où la maladie est bien établie, des baisses importantes et irréversibles des populations de cervidés sont constatées. Même si les modalités mises en place par le Ministère ont une influence sur les populations locales de cerfs de Virginie, elles ont des conséquences minimes sur la faune sauvage du Québec par rapport à ce que pourrait être la propagation de la MDC.

* Est-ce que les nouvelles modalités de chasse mettront en danger les propriétaires de terrains situés à proximité de la zone de surveillance rehaussée et les chasseurs?

Pas plus qu’en période de chasse normale. Comme partout au Québec, la prudence et le civisme sont de mise à la chasse. Les chasseurs doivent prendre toutes les précautions requises. Dans plusieurs régions du Québec, la chasse à l’arme à feu est permise tôt à l’automne et ne constitue pas un risque accru. Aucun accident par arme à feu ayant causé des blessures à un non-chasseur n’a été porté à notre connaissance, et ce, même si près de 150 000 adeptes chassent le cerf chaque année. Il est à noter de plus que la chasse au cerf de Virginie s’effectue principalement de manière postée, ce qui réduit grandement les risques de balles perdues.

Les agents de protection de la faune ainsi que la Sûreté du Québec assureront une présence accrue sur le territoire touché par les modalités de chasse plus permissives. 

Si vous êtes témoin d’un cas d’intimidation entre chasseurs et résidents ou d’un cas d’intrusion sur des propriétés privées, n’hésitez pas à le rapporter à la Sûreté du Québec. 

* Est-ce que l’utilisation de l’arme à feu, alors qu’il y a toujours des feuilles dans les arbres, pose un problème de sécurité?

Pas plus qu’en période de chasse normale. Les dates des saisons de chasse à l’arme à feu sont déterminées de manière à optimiser la mise en valeur du gibier, tout en assurant le maintien des populations. Dans plusieurs régions du Québec, la chasse à l’arme à feu est permise tôt à l’automne et ne constitue pas un risque accru. La période à l’arme à feu est instaurée dans la majorité des zones de chasse du Québec depuis les années 1970. Aucun accident par arme à feu ayant causé des blessures à un non-chasseur n’a été porté à notre connaissance, et ce, même si près de 150 000 adeptes chassent le cerf chaque année.

D’autres administrations offrent des saisons spéciales de chasse au cerf dès le mois de septembre (p. ex., Saskatchewan, Michigan).

* Pourquoi la chasse permissive s’étend-elle cette année à la ZSR alors que les modalités de chasse habituelle y avaient cours l’année dernière et que les mesures de gestion s’appliquaient alors seulement à la zone d’intervention contrôlée (ZIC)?

En situation d’urgence l’année dernière, le MFFP a concentré ses activités dans le périmètre immédiat de l’élevage touché. Il est requis de maintenir de faibles densités de population de cerfs sur l’ensemble de la superficie que ces derniers fréquentent et qui ont pu être en contact avec les cerfs infectés de la ferme. Cela correspond à une zone plus grande que la zone d’intervention contrôlée afin de tenir compte des déplacements des animaux entre leurs habitats d’été et d’hiver. 

* Pourquoi permettre l’arme à feu?

Tous les engins sont permis afin d’accroître le succès de chasse et ainsi optimiser les chances d’atteindre la cible d’échantillons.

* Comment enregistrer un cerf ou un orignal abattu dans la portion de la zone 8 nord incluse dans le rayon de 45 km, située au sud de la rivière des Outaouais?

Si le chasseur a abattu un cerf ou un orignal dans la zone 8 nord, dans la portion incluse dans le rayon de 45 km, le chasseur doit enregistrer et faire boucherie dans le rayon de 45 km et de la zone de chasse. Pour l’enregistrement, le chasseur doit communiquer avec le bureau de la Protection de la faune de Valleyfield (450 370-3024) et prendre rendez-vous avec un agent de protection de la faune qui procédera à l’enregistrement de son gibier.

* Exemples de cas où la maladie a été détectée dans la faune sauvage… après plusieurs années.

Au Wisconsin : en 2002, un premier cas de MDC a été détecté dans la faune dans le comté de Richland. Malgré une augmentation de la surveillance dans le secteur, aucun autre cerf contaminé n’a été détecté avant 2005. Aucun autre animal n’a ensuite été testé positif pendant trois ans. Puis, sept cas ont été détectés en 2009. Aujourd’hui, dans ce secteur, plus d’un mâle sur deux est infecté par la MDC.

Certains États et provinces maintenant aux prises avec la MDC ont d’abord détecté la maladie dans un élevage. La maladie est parfois demeurée indétectable dans la faune sauvage pendant plusieurs années avant que les tests confirment les premiers cas.

* Comment se portent les populations de cerfs là où la MDC est bien établie?

La MDC entraîne invariablement la mort des animaux infectés et peut ainsi avoir des conséquences graves sur les densités de population de cerfs lorsque le taux de prévalence (nombre d’animaux infectés) devient élevé. De tels déclins ont notamment été observés chez le cerf de Virginie au Wyoming (diminution de 10 % par année) et chez le cerf mulet au Colorado (diminution de 45 % sur environ 20 ans).

* Quelle est l’influence de la MDC sur les activités de chasse là où la maladie est bien établie?

Des études ont montré que, dans les zones où la prévalence de la MDC devient forte, le nombre de chasseurs a tendance à diminuer en raison d’une expérience de chasse moins agréable (nombre de cerfs vus et abattus, risque élevé que leur cerf soit contaminé, etc.). Les chasseurs ayant la possibilité de choisir leur destination seraient portés à aller chasser dans des secteurs sans MDC, et la portée économique de la situation nuirait donc surtout aux zones infectées (dépenses directes et indirectes des chasseurs, valeur des terres, etc.).

Combien de cas de MDC ont été confirmés?

Onze cas de MDC ont été confirmés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Lien s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre dans un élevage des Laurentides. La totalité des animaux de l’élevage a été abattue en date du 18 décembre 2018.

La découverte de plusieurs cas sur le même site d’élevage renforce l’importance des interventions et des mesures mises de l’avant par le MFFP. La priorité du Ministère est toujours de s’assurer que la maladie n’est pas présente chez les animaux sauvages et de diminuer la densité de cerfs en périphérie des enclos afin de réduire les risques de propagation et d’établissement de la maladie dans la faune.

Jusqu’à maintenant, aucun des tests réalisés sur les animaux sauvages ne s’est avéré positif.

Combien de cas de MDC ont été confirmés?

Onze cas de MDC ont été confirmés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Lien s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre dans un élevage des Laurentides. La totalité des animaux de l’élevage a été abattue en date du 18 décembre 2018.

La découverte de plusieurs cas sur le même site d’élevage renforce l’importance des interventions et des mesures mises de l’avant par le MFFP. La priorité du Ministère est toujours de s’assurer que la maladie n’est pas présente chez les animaux sauvages et de diminuer la densité de cerfs en périphérie des enclos afin de réduire les risques de propagation et d’établissement de la maladie dans la faune.

Jusqu’à maintenant, aucun des tests réalisés sur les animaux sauvages ne s’est avéré positif.

Est-ce que tous les animaux de l’élevage infecté ont été abattus?

Oui, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Lien s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre a délivré une ordonnance de dépeuplement du troupeau. L’élimination des animaux a été effectuée selon les procédures établies par l’ACIA en collaboration avec l’éleveur et les autorités provinciales. Elle a été complétée le 18 décembre 2018. Tous les animaux âgés de plus d’un an ont été analysés. Au total, onze animaux atteints de la MDC ont été détectés dans le troupeau.

Pourquoi avoir abattu autant de cerfs sauvages alors qu’aucun cas n’était détecté dans la faune sauvage ou à l'extérieur de l'élevage?

Bien qu’aucun cas de MDC n’ait été détecté jusqu’à présent chez des cervidés sauvages, il n’est pas possible d’exclure hors de tout doute que la maladie y soit présente puisque : 1) il est très difficile de détecter la MDC lorsque peu de cerfs sont contaminés et 2) les tests effectués ne parviennent généralement pas à détecter la maladie chez les animaux infectés depuis moins de 12 mois. Pour maximiser les chances d’éviter l’établissement de cette terrible maladie chez les cervidés sauvages, les seules options possibles étaient de retirer un maximum d’animaux potentiellement infectés et de diminuer les populations de cervidés dans le secteur où elle a été détectée afin de réduire les contacts entre les animaux restants et de limiter la transmission de la maladie si un animal en incubation se trouve en milieu naturel.

Les efforts pour maintenir les densités de cerfs de Virginie sauvages à un bas niveau doivent se poursuivre au cours des prochaines années. Pour ce faire, la collaboration des chasseurs sera essentielle. Il est important de rappeler que les conséquences à long terme de l’établissement de la MDC dans les populations de cervidés sauvages pourraient être majeures et désastreuses pour les cheptels et les activités de chasse au Québec.

Tout animal infecté dans la nature peut transmettre la maladie aux autres cervidés s’il entre en contact avec eux, ce qui mène à la multiplication des cas et augmente le risque d’établissement de la maladie.

Pourquoi, à l’automne 2018, les cerfs abattus et testés à proximité de l’élevage où les cas de MDC ont été détectés n’ont-ils pas été donnés à une banque alimentaire?

Le premier cas de MDC au Québec a été détecté à l’automne 2018. À ce moment, le degré de contamination du cheptel de cervidés sauvages était inconnu. Le risque que des cerfs sauvages soient contaminés par la MDC était plus élevé dans la zone située à proximité de l’élevage où des cas de MDC ont été déclarés.  Par précaution, des mesures particulières ont été prises lors de la manipulation et du transport des carcasses des cerfs échantillonnés afin d’éviter une contamination potentielle du milieu naturel par la dispersion de fluides contaminés. Dans ce contexte, les cerfs ne pouvaient pas être éviscérés rapidement après l’abattage, ce qui les rendait impropres à la consommation humaine. Ils ne pouvaient donc pas être donnés à des banques alimentaires. Les carcasses de ces animaux ont été traitées suivant les mesures sanitaires requises et ont été transportées et incinérées par une compagnie spécialisée.

Y a-t-il lieu de poser une clôture autour du site?

Il est indiqué de limiter les contacts entre les cervidés sauvages et un animal ou un site infecté. Puisque tous les cerfs rouges de l’élevage touché ont été abattus et que les densités de cerfs sauvages en périphérie des enclos ont été abaissées, les risques de contamination des animaux sauvages sont grandement diminués.

Pourquoi ne pas avoir fait appel aux chasseurs pour conduire toutes les opérations d'abattage en 2018?

À proximité de l’élevage où les cas de MDC ont été détectés, le risque que des cerfs sauvages soient porteurs de la maladie était plus élevé qu’ailleurs. Pour cette raison, le Ministère devait abattre un nombre important de cerfs pour effectuer l’échantillonnage dans un court laps de temps. La présence d’un grand nombre de chasseurs sur le territoire, en plus de poser un problème de sécurité publique, aurait modifié le comportement des cerfs, ce qui aurait diminué le succès des opérations. De plus, dans le contexte où le degré de contamination était inconnu, des mesures sanitaires très strictes devaient être adoptées pour limiter tout risque de contamination potentielle.

La collaboration des chasseurs était toutefois requise dans la ZSR où l’analyse des cervidés abattus était obligatoire. Dans cette zone, les chasseurs ont permis l’analyse de 447 cerfs de Virginie et de 21 orignaux. Aucun test ne s’est avéré positif dans la faune sauvage.

Dans les années à venir, la collaboration des chasseurs sera essentielle pour maintenir la densité de population faible dans la ZSR et contribuer au réseau de surveillance de la maladie.

En 2019, la chasse sera-t-elle à nouveau interdite à proximité de l’élevage où les cas de MDC ont été détectés?
Non, au contraire. Les modalités de chasse pour 2019 sont plus permissives qu’à l’habitude.
Pourquoi établir des modalités de chasse si permissives dans la ZSR?

Bien qu’aucun cas de la MDC n’ait été détecté dans la faune sauvage à la suite des opérations conduites à l’automne 2018, il est impossible pour le moment d’exclure hors de tout doute que la maladie ne soit pas dans la nature. Toutefois, si elle y est, elle touche quelques spécimens et est à un stade où elle peut encore être éliminée. Il convient donc de poursuivre les efforts de contrôle et de surveillance.

Afin d’éviter l’établissement de la maladie, des modalités de gestion adaptées sont mises en place pour diminuer les densités de cerfs et les maintenir basses durant quelques années. Cette mesure permettra de réduire les contacts entre les animaux et ainsi de diminuer au minimum les risques de transmission et de propagation de la maladie si celle-ci se trouve dans la faune sauvage. Le Ministère souhaite que les chasseurs puissent contribuer de façon importante à réduire les risques d’établissement de la MDC et participer à la détection et au suivi de la maladie.

Pourquoi avoir ciblé la ZSR pour l’établissement des nouvelles modalités?

Cette zone avait été établie à l’automne 2018. Deux municipalités y ont été ajoutées (Fassett et Grenville). La superficie de cette zone est basée sur les déplacements potentiels et observés des cerfs lors de leur migration vers les aires d’hivernage ainsi qu’à l’intérieur de leurs territoires estivaux. Dans cette zone, les risques de contacts avec des cerfs infectés à proximité de l’élevage contaminé sont plus élevés. Le maintien de densités de cerfs faibles réduit les contacts entre les animaux et ainsi les risques de contamination.

Quelles sont les modalités de chasse qui seront appliquées dans la ZSR en 2019?

Afin de maintenir des densités de cerfs faibles, le Ministère a modifié les modalités de chasse en vigueur dans la ZSR afin de les rendre plus permissives. Ces modalités ont pour but de permettre la récolte de tous les segments de la population de cerfs, soit les mâles, les femelles et les faons, et d’autoriser l’utilisation de tous les engins prévus pour la chasse au cerf (carabine, arme à chargement par la bouche, fusil, arc ou arbalète) pour la période de chasse du 21 septembre au 17 novembre 2019. Le port du dossard est obligatoire durant toute la période de chasse dans la ZSR. Cette obligation s’applique à tous les chasseurs d’ours noirs et d’orignal et leurs accompagnateurs pendant la période de chasse à l’arc et à arbalète.

Quelle sera la durée des nouvelles modalités de chasse pour la ZSR?

Les modalités de chasse seront appliquées afin de conserver les densités faibles de cerfs dès la saison de chasse 2019. La situation pourrait être ajustée pour les années subséquentes en fonction des résultats obtenus.

Pourquoi avoir rendu disponible un nombre important de permis de cerfs sans bois pour les zones 9 ouest et 10 est (à l’extérieur de la ZSR) alors que l’hiver 2019 a été difficile et a déjà réduit de façon importante les populations de cerfs?

L’objectif de cette mesure est de diminuer les densités de cerfs et ainsi limiter les risques liés à l’établissement et à la propagation de la maladie.

Est-ce que le nombre de permis de cerfs sans bois rendu disponible pour les zones 9 ouest et 10 est (à l’extérieur de la ZSR) pour la saison 2019 restera aussi élevé dans les années subséquentes?

Dans le contexte actuel, cette mesure exceptionnelle est envisagée pour 2019 uniquement.

Est-ce que tout le monde peut aller chasser dans la ZSR?

Oui, pourvu que la personne ait acheté un permis de cerf de Virginie régulier et, en terres privées, qu’elle ait obtenu l’autorisation du propriétaire pour les territoires sur lesquels elle pratique la chasse.

Puis-je utiliser mon permis de « cerf sans bois premier abattage » pour la portion de la zone 8 nord située dans la ZSR?

Oui. Si vous avez obtenu un permis de « cerf sans bois 1er abattage » pour la zone 8 nord au tirage au sort, celui-ci pourra être utilisé dans la portion de la zone de chasse 8 Nord située dans la ZSR.

Que prévoit faire le MFFP si un cas de MDC est trouvé dans la faune sauvage?

Si un cervidé atteint de la MDC est découvert dans la nature, la réglementation qui prévoit des restrictions quant aux déplacements de cervidés gardés en captivité dans un rayon de 100 km et aux déplacements de certaines pièces anatomiques dans un rayon de 45 km (les pièces devant rester dans le rayon de 45 km et dans la zone de chasse où l’animal a été abattu) s’appliquera. Une évaluation de la situation sera faite afin de déterminer si d’autres mesures doivent être mises en place pour faire face à la nouvelle problématique.

Comment dépecer la carcasse d’un cervidé pour éviter la propagation de la MDC?
Quelles mesures s’appliquent aux sites détenant des animaux en captivité?

La réglementation en vigueur interdit le déplacement d’un cervidé en captivité se trouvant à moins de 100 km d’un site où la présence de la MDC a été constatée, sauf pour le déplacement vers l’abattoir.

Les mesures qui s’appliquaient aux déplacements de certaines pièces anatomiques de cervidés abattus dans un rayon de 45 km autour du site où la présence de la MDC a été confirmée sont-elles toujours en vigueur?

Oui. Pour éviter la propagation éventuelle de la maladie, la réglementation prévoit des restrictions quant au déplacement de certaines pièces anatomiques de cervidés (cerf de Virginie, orignal ou cervidé d’élevage) abattus dans un rayon de 45 km autour d’un site où la présence de la MDC a été confirmée (voir carte ). Ainsi, il est toujours interdit de sortir les pièces anatomiques suivantes du rayon de 45 km ET de la zone de chasse où l’animal a été abattu :

  • la tête, plus précisément toute partie du cerveau, les yeux, les ganglions lymphatiques rétropharyngiens et les amygdales (à la base de la mâchoire)
  • toute partie de la colonne vertébrale
  • les organes internes (y compris le foie et le cœur)
  • les testicules

Les pièces anatomiques suivantes peuvent quitter le rayon de 45 km :

  • la viande, pourvu qu’elle ne contienne aucune des pièces anatomiques visées;
  • la peau et le cuir dégraissés ou tannés;
  • les bois sans velours;
  • la calotte crânienne désinfectée1, sans peau, viande ou tissu attachés;
  • les dents sans viande ou tissu attachés;
  • toute pièce montée par un taxidermiste

Pour désinfecter la calotte crânienne, faites tremper cette dernière dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et de 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

 

Que dois-je faire si j’observe un cerf qui semble malade?

Contactez SOS Braconnage au 1 800 463-2191 si vous observez un cervidé à l’apparence ou au comportement inhabituel.

Les chasseurs peuvent-ils consommer leur gibier sans crainte?

À l’heure actuelle, aucune preuve scientifique n’indique que la MDC puisse se transmettre aux humains. Cependant, il est recommandé par Santé Canada que tout tissu provenant d’un animal porteur de la MDC ne soit pas utilisé ou consomméLe prion n’est pas détruit par la cuisson. De manière générale, il est recommandé de ne pas consommer le cerveau, la moelle épinière ou les ganglions.

Les résultats des analyses de 2018 indiquent que la maladie, si elle se trouve chez les cervidés sauvages à proximité de l’élevage où la maladie a été détectée, touche très peu d’animaux. Ailleurs au Québec, aucune information ne laisse croire que la maladie pourrait être dans la faune sauvage.

Dans la ZSR, les chasseurs qui récolteront un cerf de Virginie de plus de 12 mois devront faire analyser ce dernier et ainsi savoir s’il était atteint de la MDC

Certaines boucheries, réparties dans plusieurs régions du Québec, participeront également au programme de surveillance de la MDC.

 

Dois-je prendre des précautions particulières lorsque je prépare un cerf ou un orignal?

La viande de gibier, comme toute viande domestique, est une denrée très périssable qui peut héberger des micro-organismes responsables de toxi-infections alimentaires. Il est donc important de respecter les bonnes pratiques de manipulation et de conservation de la viande de gibier ainsi que certaines normes régissant le débitage du gibier.

  • Portez des gants lors de la manipulation, de l’éviscération et de l’écorchage du gibier.
  • Lavez-vous les mains et nettoyez les surfaces et les instruments qui ont été en contact avec le gibier pour éviter de contaminer d’autres produits de consommation.
  • Faites cuire la viande. C’est un moyen efficace d’éliminer certains risques de toxi-infections alimentaires. La cuisson ne peut cependant détruire le prion. Il est important de faire cuire la viande jusqu’à ce que la température de cuisson atteigne 77 °C (171 °F).
  • Conservez la viande à des températures sécuritaires qui empêchent la croissance des bactéries, soit entre 0 et 4 °C.

De plus, certaines précautions supplémentaires peuvent être prises pour minimiser la contamination par des tissus qui peuvent concentrer naturellement l’agent de la maladie débilitante chronique (MDC).

  • Minimisez les contacts avec le cerveau et la moelle épinière.
  • Évitez de consommer le cerveau, la moelle épinière, les yeux, la rate, les amygdales, les intestins et les ganglions (masses grisâtres de tissus près des organes et dans le gras) des animaux récoltés.
  • Éviscérez votre gibier sur les lieux de l’abattage en enlevant tous les organes internes.
  • Apportez sans tarder votre animal à votre boucherie ou suivez les indications pour préparer votre gibier de la façon la plus sécuritaire possible. 
  • Évitez de couper à travers la colonne vertébrale et les os, sauf pour détacher la tête. Détachez la tête avec un couteau qui sera désinfecté ensuite. Utilisez le moins possible une scie à os.
Puis-je conserver la tête ou la calotte d’un cervidé abattu dans le rayon de 45 km?

Pour éviter la propagation éventuelle de la maladie, la réglementation prévoit des restrictions quant au déplacement de certaines pièces anatomiques, notamment le cerveau. Pour tout cerf de Virginie ou orignal abattu dans un rayon de 45 km autour d’un site avéré de présence de la MDC (voir carte Lien ouvrant un document PDF dans une nouvelle fenêtre), les consignes suivantes doivent être respectées :

  • la tête d’un cervidé abattu dans le rayon de 45 km devra être confiée à un taxidermiste faisant affaire à l’intérieur de ce même rayon et dans la zone de chasse où l’animal a été abattu.
  • la calotte crânienne pourra être prélevée en prenant soin de la désinfecter et d’enlever toute peau ou viande ou tout tissu qui y sont attachés. Pour désinfecter la calotte crânienne, faites-la tremper dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

Pour connaître les bonnes pratiques de taxidermie permettant d’éviter la propagation de la MDC, consultez la vidéo Taxidermie et désinfection des instruments.

Comment peut-on prévenir l'introduction et la propagation de la MDC?

Il n’existe aucun traitement ni vaccin connu pour les maladies à prions. Une fois la MDC introduite dans la faune sauvage, il est pratiquement impossible de l’éliminer.

Pour prévenir l’introduction de la maladie au Québec par le biais de cervidés abattus par des chasseurs à l’extérieur de la province, le Ministère a mis en place une réglementation sur l’importation de carcasses de cervidés.

Réglementation sur l’importation de carcasses de cervidés

Il est interdit d’importer ou de posséder des carcasses entières ou toute partie du cerveau, de la colonne vertébrale (et de la moelle épinière), des ganglions lymphatiques rétropharyngiens, des yeux, des amygdales, des testicules et des organes internes (rate, foie, cœur, rognons, glandes mammaires, vessie, etc.) de cervidés (sauf le caribou) abattus à l’extérieur du Québec. Chez les cervidés atteints de la MDC, les prions pathogènes se concentrent dans ces organes.

Les pièces anatomiques suivantes peuvent néanmoins être rapportées au Québec :

  • viande désossée ou quartiers sans peau et sans morceau de colonne vertébrale ou de tête attachés;
  • peau et cuir dégraissés ou tannés;
  • bois sans velours;
  • calotte crânienne désinfectée1, sans peau, viande ou tissu attachés;
  • dents sans viande ou tissu attachés;
  • toute pièce montée par un taxidermiste.

1 – Pour désinfecter la calotte crânienne, faire tremper cette dernière dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

Si vous chassez à l’extérieur du Québec, le Ministère vous recommande également de suivre les conseils suivants :

  • Évitez de chasser dans les secteurs où la MDC a été détectée ou à proximité de ceux-ci;
  • Si les autorités de la province ou de l’État où vous avez abattu un cervidé vous informent que ce dernier est atteint de la MDC, veuillez en aviser SOS Braconnage au 1 800 463-2191.

Quelles sont les bonnes pratiques que les chasseurs et les citoyens peuvent adopter?

Pour prévenir la propagation de la maladie au Québec, le Ministère conseille également aux chasseurs et à la population en général d’adopter les comportements suivants :

  • Utiliser des attractifs synthétiques.
    L’urine naturelle de cervidés, si elle est récoltée sur des animaux infectés, peut contenir l’agent responsable de la MDC.
  • Ne pas provoquer de rassemblement de cervidés.
    Les rassemblements artificiels de cervidés favorisent la transmission des maladies. Il est recommandé de limiter au strict minimum les activités d’appâtage et il est demandé de ne pas nourrir les cervidés à des fins récréatives.

Si vous observez (ou abattez) un cervidé présentant un ou plusieurs des signes cliniques pouvant être associés à la MDC (voir la section Comment reconnaît-on un animal atteint par la MDC?), communiquez avec SOS Braconnage au 1 800 463-2191.

Pour éviter la propagation de la maladie par les chasseurs, la réglementation québécoise interdit, dans les secteurs à proximité d’un cas de MDC confirmé, la possession de certaines pièces anatomiques de cervidé à l’extérieur de la zone de chasse où l’animal a été abattu. Il est donc requis de faire boucherie à proximité du site d’abattage dans ces secteurs. De plus, pour éviter la propagation de la maladie entre des installations de garde en captivité de cervidés, la réglementation interdit également le déplacement d’un grand cervidé vers un autre site de garde s’il est gardé dans une installation se trouvant à moins de 100 km d’un site où la présence de la MDC a été constatée ou suspectée.

Est-ce que le MFFP entend interdire l’usage de leurres d’origine naturelle?

La réglementation actuelle permet l’utilisation de substances odoriférantes comme moyen de chasse. Cependant, dans le cadre des travaux entourant la révision du plan de gestion du cerf de Virginie, la question de l’utilisation des leurres naturels est évaluée. D’ici là, le MFFP demande aux chasseurs de ne pas employer de leurres contenant de l’urine naturelle ou d’autres fluides corporels de cervidés. Il n’existe aucun test pour confirmer que les leurres vendus commercialement ne contiennent pas la maladie. S’ils étaient récoltés sur des animaux atteints de la MDC, ces produits contiendraient alors l’agent infectieux. La contribution de tous est essentielle pour limiter toute propagation de la maladie.

Est-ce que le MFFP entend interdire le nourrissage et l’appâtage?

La réglementation actuelle permet l’appâtage des cerfs pour la chasse et leur nourrissage à des fins récréatives. Cependant, dans le cadre des travaux entourant la révision du plan de gestion du cerf de Virginie, la question du nourrissage et de l’appâtage est évaluée puisque ces activités favorisent la transmission de maladies entre les cerfs.

Le MFFP recommande aux chasseurs d’utiliser une quantité minimale d’appâts afin de limiter le risque de la propagation de la maladie si elle se trouve chez la faune sauvage. Les activités de nourrissage des cerfs à des fins récréatives, particulièrement dans la zone de surveillance rehaussée, sont déconseillées.