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Opérations de détection et de contrôle de la maladie débilitante chronique des cervidés

Dernière mise à jour : 10 décembre 2018

À la suite de la découverte de cas de maladie débilitante chronique (MDC) dans un élevage de cerfs rouges dans la région des Laurentides, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) met en place des mesures afin de protéger le cheptel de cervidés sauvages et fait appel à la collaboration des citoyens.

Bien que la maladie ait été détectée dans un élevage, la situation requiert d’évaluer si elle se trouve dans la faune sauvage et de limiter le risque de propagation dans les populations de cervidés. Pour ce faire, les opérations de surveillance et de contrôle de la MDC mises en place au cours de l’automne se poursuivront dans la zone d’intervention contrôlée (ZIC) au-delà du 18 novembre 2018, date jusqu’à laquelle la chasse et le piégeage avaient été suspendus.

Résultats des échantillons des chasseurs

Zones d’intervention et mesures qui s’y appliquent


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Légende

Zone d'intervention contrôlée Zone d’interventions contrôlées
Zone d'intervention rehaussée Zone de surveillance rehaussée
Rayon de 45 km Rayon de 45 km
Stations d'enregistrement pour prélèvement d'échantillons Station d’enregistrement pour prélèvement d’échantillons – jusqu’au 18 novembre 2018
Station d'enregistrements temporaire pour prélèvement d'échantillons Station d’enregistrement temporaire pour prélèvement d’échantillons – jusqu’au 27 novembre 2018
Zones de chasse Zones de chasse

 

Zone d’interdiction de chasse pour GPS (fichier .gpx)

Avertissement : Les limites dessinées sur ces cartes sont fournies à titre indicatif pour permettre une diffusion cartographique de l’information. En cas de conflit entre ces limites et les descriptions légales des entités représentées, ces dernières prévalent.

 
Zones Mesures et consignes
Zone d’interventions contrôlées (ZIC)
  • Opération de contrôle et de surveillance en cours.
  • Demeurez sur les routes à partir de la tombée de la nuit, puisque les opérations d’abattage ont lieu en fin d’après-midi et dans la nuit.
  • Zone d’accès restreint où les interdictions de chasse et piégeage étaient en vigueur jusqu’au 18 novembre. La chasse et le piégeage sont à nouveau permis dans le respect de la réglementation en vigueur.
  • Signalez les infractions ou toute observation de cervidé présentant des signes pouvant être associés à la maladie à SOS Braconnage au 1 800 463-2191.
Zone de surveillance rehaussée (ZSR)
  • Zone dans laquelle les cervidés abattus à la chasse doivent être soumis au prélèvement pour analyse (voir les résultats des tests ).
  • Interdiction de sortir de cette zone certaines pièces anatomiques d’un cerf de Virginie, d’un orignal ou d’un cervidé d’élevage dans un rayon de 45 km autour d’un site avéré de présence de la MDC et obligation de faire boucherie à l’intérieur de la zone de chasse où a été abattu l’animal et dans le rayon de 45 km.
Rayon de 45 km (hors de la ZIC et de la ZSR)
  • Interdiction de sortir de cette zone certaines pièces anatomiques d’un cerf de Virginie, d’un orignal ou d’un cervidé d’élevage dans un rayon de 45 km autour d’un site où la présence de la MDC a été confirmée

Documents

Questions/réponses

* Ajout ou modification récente

 

* Combien de cas de MDC ont été confirmés?

À la suite de la détection d’un premier cas de MDC chez un cerf rouge d’élevage, dans la région des Laurentides, dix autres cas ont été confirmés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Lien s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre sur le même site d’élevage, portant le total des cas confirmés au Québec à onze en date du 30 novembre 2018. Les derniers cas ont été découverts sur les animaux analysés à la suite de l’ordre d’abattage de l’élevage donné par l’ACIA. L’abattage et l’analyse de tous les animaux de l’élevage se poursuivent.

La découverte de ces cas sur le même site d’élevage renforce l’importance des interventions et des mesures mises de l’avant par le MFFP. La priorité du Ministère est toujours de s’assurer que la maladie n’est pas présente chez les animaux sauvages et de diminuer la densité de cerfs en périphérie des enclos afin de réduire les risques de propagation et d’établissement de la maladie dans la faune.

Jusqu’à maintenant, aucun des tests réalisés sur les animaux sauvages ne s’est avéré positif.

Les opérations de surveillance et de contrôle de la MDC se poursuivent dans la ZIC.

* Est-ce qu’il y a eu des activités de surveillance de la MDC ailleurs au Québec?

Depuis 2007, le Ministère mène un programme de surveillance des cerfs sauvages dans les secteurs considérés comme étant les plus à risque pour l’introduction de la MDC, soit dans l’extrême sud du Québec. Ce programme s’est poursuivi cette année.

Dans le contexte de la présence récente de la MDC au Québec, le Ministère a rehaussé la surveillance de cette maladie dans la faune sauvage en étendant le réseau de surveillance. D’autres régions administratives, où les conditions (fortes densités de cerfs de Virginie ou présence d’élevages de cervidés exotiques) contribuent à augmenter le risque d’apparition de celle-ci, ont été ajoutées.

Les chasseurs peuvent consulter leur résultat  en utilisant leur numéro de coupon de transport comme référence.

Veuillez noter que tous les cerfs débités dans les boucheries participantes n’ont pas systématiquement été analysés. Les échantillons ont été collectés sur les cerfs âgés de plus de 12 mois et pour lesquels le coupon de transport était toujours attaché à la tête de l’animal.

* Quel est le bilan des trois premiers mois des opérations et quelles sont les prochaines étapes?

Les résultats des analyses réalisées jusqu’à maintenant sur plus de 1200 animaux dans la ZIC et sur les bêtes reçues des chasseurs aux stations d’enregistrement en périphérie permettent de conclure que la maladie, si elle est présente à proximité de l’élevage infecté, n’a pas contaminé un grand nombre d’animaux sauvages et, surtout, qu’elle n’est pas établie depuis de nombreuses années dans ces secteurs. Cela nous indique qu’il est toujours possible de contrer l’établissement et la propagation de la maladie, ce qui n’aurait pas été envisageable si elle avait été répandue dans la faune environnante.

Le Ministère poursuivra ses activités visant à réduire les densités de cerf de Virginie dans la ZIC selon les méthodes les plus efficaces jusqu’à la mi-décembre de cette année. Cependant, il est possible que des opérations additionnelles, adaptées au comportement des cerfs et en fonction des nouvelles informations disponibles, soient réalisées au-delà de cette date.

Bon nombre de prélèvements ont été rendus possibles grâce à la collaboration des propriétaires qui ont autorisé les opérations sur leurs terres. Il est crucial de maintenir et d’obtenir la collaboration d’un maximum de propriétaires de terrains pour procéder aux analyses de cervidés selon une répartition géographique adéquate.

Le résultat des opérations en cours influencera les modalités de chasse qui seront mises en place dans ces secteurs l’an prochain.

* Pourquoi continuer d’abattre des cerfs sauvages si aucun cas n’a été détecté dans la faune?

Bien qu’aucun cas de MDC n’ait été détecté jusqu’à présent chez des cervidés sauvages, il n’est pas possible d’exclure hors de tout doute que la maladie y soit présente puisque : 1) il est très difficile de détecter la MDC lorsque peu de cerfs sont contaminés et 2) les tests effectués ne parviennent généralement pas à détecter la maladie chez les animaux infectés depuis moins de 12 mois.

Les efforts pour éviter tout risque d’établissement de la maladie dans la faune doivent donc se poursuivre. Il est important de rappeler que les conséquences à long terme de l’établissement de la MDC dans les populations de cervidés sauvages pourraient être majeures et désastreuses pour les cheptels et les activités de chasse au Québec. Le retrait des animaux potentiellement infectés et la diminution des populations de cervidés dans la ZIC permettent de réduire les risques d’établissement de la MDC et sont nos seules armes contre cette maladie insidieuse.

Un seul animal infecté dans la nature peut transmettre la maladie aux autres cervidés s’il entre en contact avec eux, ce qui mènera invariablement à la multiplication des cas et à l’établissement de la maladie.

* Est-ce que les autres animaux vivant dans l’élevage infecté seront abattus et testés?

Oui, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)  a délivré une ordonnance de dépeuplement du troupeau d’où provient l’animal infecté. L’élimination du troupeau est effectuée selon les procédures établies par l’ACIA en collaboration avec l’éleveur et les autorités provinciales.

* Est-ce que la chasse et le piégeage sont à nouveau permis dans la ZIC?

Oui. L’interdiction de chasse était en vigueur jusqu’au 18 novembre 2018. La chasse et le piégeage sont donc permis selon la réglementation en vigueur.

Toutefois, nous rappelons aux chasseurs et aux autres utilisateurs des terrains situés dans la zone d’intervention contrôlée (ZIC) de faire preuve de prudence et de demeurer sur les routes à partir de la tombée de la nuit, puisque les opérations d’abattage ont lieu en fin d’après-midi et dans la nuit.

Pourquoi les cerfs échantillonnés dans la ZIC et testés négativement n’ont-ils pas été donnés à une banque alimentaire?

Dans la zone d’intervention contrôlée (ZIC) où des cas de MDC ont été déclarés dans un site d’élevage, le risque que des cerfs sauvages soient contaminés par la MDC est plus élevé. Des mesures particulières doivent être prises lors de la manipulation et du transport des carcasses des cerfs échantillonnés afin d’éviter une contamination du milieu naturel par la dispersion de fluides contaminés. Dans ce contexte particulier, les cerfs ne peuvent être éviscérés rapidement après l’abattage, ce qui les rend impropres à la consommation humaine. Ils ne peuvent donc être donnés à des banques alimentaires. Les carcasses de ces animaux sont ensuite traitées suivant les mesures sanitaires requises et sont ainsi transportées et incinérées par une compagnie spécialisée.

*Y a-t-il lieu de poser une clôture autour du site?

Il est indiqué de limiter les contacts entre les cervidés sauvages et un animal ou un site infecté. Puisque des interventions sont en cours pour éliminer tous les animaux de l’élevage infecté et que les densités de cerfs sauvages en périphérie des enclos continuent d’être abaissées, les risques de contamination des animaux sauvages sont grandement diminués. De plus, sous ordre de l’ACIA, les enclos de l’élevage infecté pourraient devoir être décontaminés.

* Comment se déroulent les opérations dans la zone d’intervention contrôlée?

Les opérations du MFFP ont pour objectif de s’assurer que la MDC ne s’établisse pas dans les populations de cervidés sauvages. Pour y arriver, le Ministère doit abattre et tester un nombre important d’individus.

Puisque c’est la première intervention terrain dans le cas de la MDC, les équipes du Ministère ont agi en collaboration et sur recommandation d’un expert-conseil américain réputé, possédant plus de 20 ans d’expérience dans la gestion des populations de cervidés. Pour maximiser l’efficacité des interventions, des techniques d’abattage spécialisées sont utilisées selon des procédures strictes. Ces techniques ne sont pas autorisées au Québec, à l’exception de l’opération spéciale en cours pour laquelle des autorisations particulières ont été données.

* Quel sera l’impact de l’abattage sur la population de cerfs dans la ZIC?

L’abattage d’un grand nombre de cerfs dans la ZIC sert deux objectifs : 1) retirer de la nature les animaux potentiellement infectés, notamment ceux chez qui la maladie peut être en incubation et contagieuse (mais sans signes cliniques visibles puisque les signes apparaissent seulement après une longue incubation [de 17 à 36 mois]) et 2) réduire les densités de cerfs du secteur afin de diminuer le nombre d’animaux qui pourraient être en contact avec un animal infecté.

Le retrait des animaux potentiellement infectés et la diminution des populations de cervidés dans la ZIC permettent de réduire les risques de propagation de cette maladie insidieuse et sont nos seules armes contre elle.

Au cours des prochaines années, la contribution des chasseurs sera sollicitée afin de maintenir les densités de population au niveau désiré.

Le cerf de Virginie est une espèce productive et résiliente. Il est estimé que la population de cerfs dans la ZIC pourrait revenir à sa densité initiale en quelques années après la fin des opérations de contrôle et de surveillance.

* Pourquoi ne pas avoir fait appel aux chasseurs pour conduire les opérations dans la ZIC?

Dans cette zone restreinte, où le risque est plus élevé que des cerfs sauvages soient porteurs de la maladie, l’intervention d’une équipe restreinte de spécialistes pour effectuer l’échantillonnage était incontournable. Cela était justifié notamment par le nombre important de cerfs à abattre en un court laps de temps. La présence d’un grand nombre de chasseurs sur le territoire, en plus de poser un problème de sécurité publique, aurait modifié le comportement des cerfs, ce qui aurait diminué le succès des opérations. De plus, des mesures sanitaires très strictes devaient être adoptées pour limiter tout risque de contamination. 

La collaboration des chasseurs était toutefois requise dans la zone de surveillance rehaussée (ZSR) où l’analyse des cervidés abattus était obligatoire. Dans cette zone, les chasseurs ont permis l’analyse de 465 cerfs de Virginie et de 23 orignaux. Aucun test ne s’est avéré positif sur la faune sauvage.

* La chasse sera-t-elle à nouveau interdite dans la ZIC l’an prochain?

À l’heure actuelle, il n’est pas prévu d’interdire la chasse au cerf de Virginie l’an prochain dans la ZIC. Les modalités qui s’appliqueront alors seront précisées avant la prochaine saison de chasse.

Que prévoit faire le MFFP si un cas de MDC est trouvé dans la faune sauvage?

Si un cervidé atteint de la MDC est découvert dans la nature, la réglementation qui prévoit des restrictions quant aux déplacements de cervidés gardés en captivité dans un rayon de 100 km et aux déplacements de certaines pièces anatomiques dans un rayon de 45 km s’appliquera. Une évaluation de la situation sera faite afin de déterminer si d’autres mesures doivent être mises en place pour faire face à la nouvelle problématique.

Comment dépecer la carcasse d’un cervidé pour éviter la propagation de la MDC?
Quelles mesures s’appliquent aux sites détenant des animaux en captivité?

La réglementation en vigueur interdit le déplacement d’un cervidé en captivité se trouvant à moins de 100 km d’un site où la présence de la MDC a été constatée, sauf pour le déplacement vers l’abattoir.

* Les mesures qui s’appliquaient aux déplacements de certaines pièces anatomiques de cervidés abattus dans un rayon de 45 km autour du site où la présence de la MDC a été confirmée sont-elles toujours en vigueur?

Oui. Pour éviter la propagation éventuelle de la maladie, la réglementation prévoit des restrictions quant au déplacement de certaines pièces anatomiques de cervidés (cerf de Virginie, orignal ou cervidé d’élevage) abattus dans un rayon de 45 km autour d’un site où la présence de la MDC a été confirmée (voir carte ). Ainsi, il est toujours interdit de sortir les pièces anatomiques suivantes du rayon de 45 km :

  • la tête, plus précisément toute partie du cerveau, les yeux, les ganglions lymphatiques rétropharyngiens et les amygdales (à la base de la mâchoire)
  • toute partie de la colonne vertébrale
  • les organes internes (y compris le foie et le cœur)
  • les testicules

Les pièces anatomiques suivantes peuvent quitter le rayon de 45 km :

  • la viande, pourvu qu’elle ne contienne aucune des pièces anatomiques visées;
  • la peau et le cuir dégraissés ou tannés;
  • les bois sans velours;
  • la calotte crânienne désinfectée 1, sans peau, viande ou tissu attachés;
  • les dents sans viande ou tissu attachés;
  • toute pièce montée par un taxidermiste

Pour désinfecter la calotte crânienne, faites tremper cette dernière dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et de 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

* Que dois-je faire si j’observe un cerf qui semble malade?

Contactez SOS Braconnage au 1 800 463-2191 si vous observez un cervidé à l’apparence ou au comportement inhabituel.

* Les chasseurs peuvent-ils consommer leur gibier sans crainte?

La MDC n’est pas considérée comme une maladie transmissible à l’humain. Cependant, il n’est pas recommandé de consommer ou d’utiliser les tissus d’un animal atteint. Le prion n’est pas détruit par la cuisson.

Dans la zone dite « de surveillance rehaussée », le MFFP a procédé au prélèvement et à l’analyse d’échantillons sur tous les cervidés adultes abattus dans la zone (cerf de Virginie et orignal). Les résultats Lien ouvrant un document PDF dans une nouvelle fenêtre ont été communiqués aux chasseurs.

Ailleurs au Québec, le risque que la MDC soit présente est considéré comme négligeable, de sorte que la viande peut être consommée sans crainte. De manière générale, il est recommandé de ne pas consommer le cerveau, la moelle épinière ou les ganglions.

* Dois-je prendre des précautions particulières lorsque je prépare un cerf ou un orignal?

La viande de gibier, comme toute viande domestique, est une denrée très périssable qui peut héberger des micro-organismes responsables de toxi-infections alimentaires. Il est donc important de respecter les bonnes pratiques de manipulation et de conservation de la viande de gibier ainsi que certaines normes régissant le débitage du gibier.

  • Portez des gants lors de la manipulation, de l’éviscération et de l’écorchage du gibier.
  • Lavez-vous les mains et nettoyez les surfaces et les instruments qui ont été en contact avec le gibier pour éviter de contaminer d’autres produits de consommation.
  • Faites cuire la viande. C’est un moyen efficace d’éliminer certains risques de toxi-infections alimentaires. La cuisson ne peut cependant détruire le prion. Il est important de faire cuire la viande jusqu’à ce que la température de cuisson atteigne 77 °C (171 °F).
  • Conservez la viande à des températures sécuritaires qui empêchent la croissance des bactéries, soit entre 0 et 4 °C

De plus, certaines précautions supplémentaires peuvent être prises pour minimiser la contamination par des tissus qui peuvent concentrer naturellement l’agent de la maladie débilitante chronique (MDC).

  • Minimisez les contacts avec le cerveau et la moelle épinière.
  • Évitez de consommer le cerveau, la moelle épinière, les yeux, la rate, les amygdales, les intestins et les ganglions (masses grisâtres de tissus près des organes et dans le gras) des animaux récoltés.
  • Éviscérez votre gibier sur les lieux de l’abattage en enlevant tous les organes internes.
  • Apportez sans tarder votre animal à votre boucherie ou suivez les indications pour préparer votre gibier de la façon la plus sécuritaire possible. Si l’animal a été abattu dans le rayon de 45 km, vous devez faire boucherie dans ce rayon et dans votre zone de chasse lorsque c’est possible.
  • Évitez de couper à travers la colonne vertébrale et les os, sauf pour détacher la tête. Détachez la tête avec un couteau qui sera désinfecté ensuite. Utilisez le moins possible une scie à os.
* Puis-je conserver la tête ou la calotte d’un cervidé abattu dans le rayon de 45 km?

Pour éviter la propagation éventuelle de la maladie, la réglementation prévoit des restrictions quant au déplacement de certaines pièces anatomiques, notamment le cerveau. Pour tout cerf de Virginie ou orignal abattu dans un rayon de 45 km autour d’un site avéré de présence de la MDC (voir carte Lien ouvrant un document PDF dans une nouvelle fenêtre), les consignes suivantes doivent être respectées :

  • la tête d’un cervidé abattu dans le rayon de 45 km devra être confiée à un taxidermiste faisant affaire à l’intérieur de ce même rayon et dans la zone de chasse où l’animal a été abattu.
  • la calotte crânienne pourra être prélevée en prenant soin de la désinfecter et d’enlever toute peau ou viande ou tout tissu qui y sont attachés. Pour désinfecter la calotte crânienne, faites-la tremper dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes

Pour connaître les bonnes pratiques de taxidermie permettant d’éviter la propagation de la MDC, consultez la vidéo Taxidermie et désinfection des instruments, sur le site Web du MFFP.

Comment peut-on prévenir l'introduction et la propagation de la MDC?

Il n’existe aucun traitement ni vaccin connu pour les maladies à prions. Une fois la MDC introduite dans la faune sauvage, il est extrêmement difficile de l’éliminer.

Pour prévenir l’introduction de la maladie au Québec par le biais de cervidés abattus par des chasseurs à l’extérieur de la province, le Ministère a mis en place une réglementation sur l’importation de carcasses de cervidés.

Réglementation sur l’importation de carcasses de cervidés

Il est interdit d’importer ou de posséder des carcasses entières ou toute partie du cerveau, de la colonne vertébrale (et de la moelle épinière), des ganglions lymphatiques rétropharyngiens, des yeux, des amygdales, des testicules et des organes internes (rate, foie, cœur, rognons, glandes mammaires, vessie, etc.) de cervidés (sauf le caribou) abattus à l’extérieur du Québec. Chez les cervidés atteints de la MDC, les prions pathogènes se concentrent dans ces organes.

Les pièces anatomiques suivantes peuvent néanmoins être rapportées au Québec :

  • viande désossée ou quartiers sans peau et sans morceau de colonne vertébrale ou de tête attachés;
  • peau et cuir dégraissés ou tannés;
  • bois sans velours;
  • calotte crânienne désinfectée1, sans peau, viande ou tissu attachés;
  • dents sans viande ou tissu attachés;
  • toute pièce montée par un taxidermiste.

1 – Pour désinfecter la calotte crânienne, faire tremper cette dernière dans une solution composée d’au moins 2 % d’hypochlorite de sodium (de façon générale, cette solution correspond à un mélange de 50 % d’eau de javel et 50 % d’eau), pendant 15 à 20 minutes.

Si vous chassez à l’extérieur du Québec, le Ministère vous recommande également de suivre les conseils suivants :

  • Évitez de chasser dans les secteurs où la MDC a été détectée ou à proximité de ceux-ci;
  • Si les autorités de l’État ou de la province où vous avez abattu un cervidé vous informent que ce dernier est atteint de la MDC, veuillez en aviser le service à la clientèle au 1 877 346-6763.

Quelles sont les bonnes pratiques que les chasseurs et les citoyens peuvent adopter?

Pour prévenir la propagation de la maladie au Québec, le Ministère conseille également aux chasseurs et à la population en général d’adopter les comportements suivants :

  • Utiliser des attractifs synthétiques.
    L’urine naturelle de cervidés, si elle est récoltée sur des animaux infectés, peut contenir l’agent responsable de la MDC.
  • Ne pas provoquer de rassemblement de cervidés.
    Les rassemblements artificiels de cervidés favorisent la transmission des maladies. Il est recommandé de limiter au strict minimum les activités d’appâtage et il est demandé de ne pas nourrir les cervidés à des fins récréatives.

Si vous observez (ou abattez) un cervidé présentant un ou plusieurs des signes cliniques pouvant être associés à la MDC (voir la section Comment reconnaît-on un animal atteint par la MDC?), communiquez avec SOS Braconnage au 1 800 463-2191.

Pour éviter la propagation de la maladie par les chasseurs, la réglementation québécoise interdit, dans les secteurs à proximité d’un cas de MDC confirmé, la possession de certaines pièces anatomiques de cervidé à l’extérieur de la zone de chasse où l’animal a été abattu. Il est donc requis de faire boucherie à proximité du site d’abattage dans ces secteurs. De plus, pour éviter la propagation de la maladie entre des installations de garde en captivité de cervidés, la réglementation interdit également le déplacement d’un grand cervidé vers un autre site de garde s’il est gardé dans une installation se trouvant à moins de 100 km d’un site où la présence de la MDC a été constatée ou suspectée.

* Est-ce que le MFFP entend interdire l’usage de leurres d’origine naturelle?

La réglementation actuelle permet l’utilisation de substances odoriférantes comme moyen de chasse. Cependant, dans le cadre des travaux entourant la révision du plan de gestion du cerf de Virginie, la question de l’utilisation des leurres naturels est évaluée. D’ici là, le MFFP demande aux chasseurs de ne pas employer de leurres contenant de l’urine naturelle ou d’autres fluides corporels de cervidés. Il n’existe aucun test pour confirmer que les leurres vendus commercialement ne contiennent pas la maladie. S’ils étaient récoltés sur des animaux atteints de la MDC, ces produits contiendraient alors l’agent infectieux. La contribution de tous est essentielle pour limiter toute propagation de la maladie.