Comité sur l’impact des modalités opérationnelles des traitements en forêt feuillue

La forêt feuillue et mélangée méridionale est, depuis toujours, une source de richesse pour la société. Cependant, des inquiétudes sur sa capacité à générer des bois de qualité dans les essences désirées en fonction des modalités des traitements sylvicoles qui y sont appliquées sont exprimées périodiquement.

Des modalités de traitements, qualifiées de traitements alternatifs en forêt feuillue, ont été autorisées de façon temporaire depuis quelques années. Le Ministère veut s’assurer que ces traitements n’ont pas de conséquences néfastes sur la durabilité des forêts, le calcul de possibilité forestière et les attributs de forêts jugés importants pour l’atteinte des objectifs de l’aménagement écosystémique. On veut notamment s’assurer qu’un prélèvement accru du capital forestier en croissance ne reproduise pas les effets de la coupe à diamètre limite qui a mené, dans certains cas, à une baisse de la qualité des bois.

Il est donc justifié de se poser certaines questions :

  • La durabilité des forêts (en quantité, en qualité et composition forestière) est-elle assurée même si l’on augmente le prélèvement du capital forestier en croissance?
  • Qu’est-ce que le diamètre de maturité pour un feuillu de valeur?
  • Peut-on maintenir la valeur des récoltes à long terme?

Le Ministère a mis sur pied le Comité sur l’impact des modalités opérationnelles des traitements en forêt feuillue (CIMOTFF) afin d’évaluer ces questions. Il existe une grande variété de possibilités en ce qui concerne tant l’état initial des peuplements, les modalités d’intervention que les effets sur diverses variables qui auraient pu être analysées. Ce comité s’est doté d’un cadre conceptuel d’analyse et a formulé des hypothèses de travail. Il a choisi d’étudier quatre modalités, sélectionnées parmi celles qui ont été les plus appliquées au cours des dernières années et qui sont susceptibles d’avoir des effets importants sur les rendements à long terme en bois d’œuvre et la valeur de celui-ci. Ces modalités sont :

  • augmenter le prélèvement;
  • récolter davantage de gros arbres de qualité;
  • laisser sur pied des essences ou des arbres sans preneur;
  • implanter un réseau de sentiers de débardage plus important avec un espacement systémique.

Les résultats de cette étude et les recommandations de ce comité sont présentés dans un rapport publié par le Ministère. Un plan de mise en œuvre des recommandations formulées par le comité sera bientôt déployé dans les régions touchées.