#puitsdecarbone

Un arbre récolté est un puits de carbone…
Un puits de carbone, c’est : le carbone conservé dans les produits en bois, et ce, pour toute la durée de leur usage.

Mais comment ça fonctionne?

Grâce au phénomène de la photosynthèse, l’arbre transforme le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère (CO₂) en matière ligneuse, soit en bois.

Sur le plan moléculaire, l’arbre absorbe le CO₂ et conserve le carbone (C) qui lui sert à créer la matière organique, essentielle à sa croissance. Une fois cette « digestion » effectuée, les feuilles relâchent du dioxygène (O₂), un élément qui constitue environ 21 % de l’air de notre planète. On appelle ce gain « séquestration ou captation du carbone ».

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Puits ou source de carbone?

On utilise le mot «puits» lorsque l’activité retire du carbone de l’atmosphère et le mot «source» lorsqu’elle en rajoute.

Par la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), l’activité humaine est une source de carbone. Chaque jour, nous remettons en circulation dans l’atmosphère une quantité de carbone, sous forme gazeuse, supérieure à celle captée par la nature. On se retrouve donc avec un surplus, ce qui génère des perturbations dans les cycles du climat. Grâce à la photosynthèse, les arbres constituent des puits de carbone et contribuent à réguler la concentration des gaz qui composent l’atmosphère.

La puissance du puits de carbone

La quantité de CO2 séquestrée dans une pièce d’un mètre cube de bois équivaut environ à une tonne. C’est énorme! L’arbre conserve ainsi le carbone capté jusqu’à sa fin de vie. Il sera soit décomposé, soit brûlé. Le carbone emmagasiné sera alors relâché sous forme gazeuse et retournera dans l’atmosphère.

C’est au cours de sa période de croissance que l’arbre emmagasine le plus de carbone. Sa « machine à digestion » fonctionne alors à plein volume, comme un humain en pleine croissance. Aussi, lorsque la forêt vieillit sa croissance ralentit. Ses besoins en carbone en font tout autant. Éventuellement, le bois non récolté meurt et se décompose. Les forêts boréales vieillissantes voient ainsi leur capacité de captation du carbone réduite et passent progressivement de puits à sources de carbone atmosphérique.

Du carbone emprisonné dans les arbres récoltés

Lorsqu’elle est bien effectuée, la récolte des arbres est un geste responsable qui contribue à la lutte contre les changements climatiques. En effet, couper un arbre permet d’emprisonner le CO₂ accumulé pendant sa croissance et de le conserver jusqu’à ce que le bois soit brûlé ou se décompose. Tant que le bois est utilisé comme matériau, le carbone reste séquestré dans la matière ligneuse sous forme solide. Chaque arbre est ainsi composé d’environ 50 % de ce carbone solide.

Réactiver le cycle grâce à l’aménagement forestier

Au Québec, grâce aux techniques de récolte perfectionnées au fil des ans, la forêt récoltée se régénère naturellement dans 75 à 80 % des cas. Grâce aux suivis effectués en forêt par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, les secteurs moins bien régénérés sont obligatoirement reboisés. C’est la loi. Ainsi, on s’assure que le cycle de la captation du carbone se réactive et assure des forêts en pleine croissance.

Est-ce que tout ça signifie que le carbone emmagasiné dans les produits fabriqués est un gain pour l’environnement? Exactement!

Au lieu de demeurer dans l’atmosphère, le carbone est emprisonné dans nos planchers, nos murs, nos bureaux, nos crayons! C’est là que réside une partie du potentiel qu’offre le matériau bois dans la lutte contre les changements climatiques!