À la suite de la nomination du nouveau conseil des ministres, le Secteur des forêts relève désormais du ministère des Ressources naturelles et des Forêts alors que les secteurs de la faune et des parcs relèvent du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Les ajustements requis seront apportés progressivement au site Web.

Inventaire aérien de l’orignal dans la zone de chasse 13. Rapport d’inventaire – Hiver 2017

L’inventaire aérien de l’orignal de la zone de chasse 13, excluant la réserve faunique La Vérendrye et les parcs nationaux d’Aiguebelle et d’Opémican, visait à estimer les principaux paramètres démographiques de la population d’orignaux. Cet inventaire constitue la première couverture complète de la zone de chasse 13 telle qu’elle a été définie en 1999 et correspondant aux limites administratives de la région de l’Abitibi-Témiscamingue. L’inventaire réalisé entre le 19 janvier et le 17 février 2017 a permis d’estimer la densité hivernale de la population à 2,6 orignaux/10 km2 d’habitat (tableau 1). Par rapport au dernier inventaire aérien de la partie ouest de la zone de chasse effectué en 2005, ceci représente une stabilisation de la population. À propos de la structure de la population, elle a évolué comparativement au dernier inventaire. Les mâles adultes composent 15,9 % de la population hivernale, les femelles adultes, 65,7 % et les faons, 18,4 %. C’est dans les segments des femelles adultes et des faons que l’on observe un changement significatif comparativement à 2005, alors qu’ils représentaient respectivement 57,7 % et 25,6 % de la population. La productivité a ainsi diminué significativement pour atteindre 28,0 faons/100 femelles, alors que cette valeur était déjà considérée comme moyenne avec 44,4 faons par 100 femelles à l’inventaire précédent. Le taux d’exploitation total à l’automne 2016 (année restrictive) a été estimé à 11,0 %, alors qu’un taux de 14,3 % avait été observé pour la partie ouest de la zone en 2004. Rappelons que le plan de gestion de l’orignal 2012-2019 avait pour principal objectif d’ augmenter la population pour qu’elle atteigne 3,2 orignaux/10 km2 dans cette zone, afin de maintenir une récolte intéressante pour la chasse sportive et de soutenir l’intérêt pour la chasse.

Choix des arbres pour améliorer la vigueur et la qualité d’une érablière

Avis de recherche no197

Les coupes partielles sont souvent la meilleure façon d’aménager une érablière de manière à en maximiser la qualité et la vigueur, c’est-à-dire de favoriser des arbres de valeur pour l’industrie (qualité) qui croissent rapidement et qui risquent peu de mourir (vigueur). Ce type de coupe nécessite une sélection des arbres à récolter ou à conserver, ce qui se fait normalement par la pratique d’un marquage préalable des arbres, une activité connue sous le nom de martelage. Quels sont les meilleurs critères à prendre en considération?

Détermination des facteurs déclenchant la fraie, l’éclosion des œufs et la dérive larvaire du chevalier de rivière dans trois frayères multispécifiques en Outaouais- 2021

Le chevalier de rivière (Moxostoma carinatum) est un poisson originaire d’Amérique du Nord dont le statut est vulnérable (selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec) et préoccupant (selon la Loi sur les espèces en péril du Canada). Bien que l’on connaisse le moment de la fraie, les conditions environnementales de fraie, d’incubation des œufs et de dérive larvaire sont peu connues pour cette espèce. Cette étude a été effectuée sur trois frayères multispécifiques séparées par environ 80 km de distance. La première est située dans la rivière des Outaouais à Rapides-des-Joachims, la deuxième dans la rivière Coulonge à Mansfield-et-Pontefract et la troisième dans la rivière Gatineau aux rapides Farmer.

Les objectifs du projet sont les suivants :1) confirmer la fraie du chevalier de rivière, 2) déterminer quelles espèces utilisent les trois frayères, 3) déterminer les critères déclenchant la fraie, l’éclosion et la dérive larvaire du chevalier de rivière en Outaouais, 4) déterminer s’il est possible de différencier les œufs et larves des différentes espèces de chevaliers en fonction de critères morphologiques ou des dates de fraie et 5) déterminer l’efficacité des engins de pêche pour la capture d’œufs et de larves de chevalier de rivière.

Exploitation du saumon au Québec – Bilan 2024

Afin d’assurer la conservation et la mise en valeur du saumon atlantique dans une perspective de développement durable, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) effectue un suivi rigoureux de l’abondance et de l’exploitation du saumon atlantique dans la province. Ce document fournit la synthèse des données d’abondance des saumons atlantiques adultes et des activités de pêche associées à cette espèce au Québec de 1984 à 2024. L’année 2024 se caractérise par une baisse de 57 % des montaisons totales, comparativement à la moyenne quinquennale, particulièrement dues au faible retour de madeleineau. À ce sujet, les montaisons de madeleineaux ont été de 79 % inférieures à la moyenne et les retours de rédibermarins, inférieurs de 47 %. D’autre part, la récolte de petits saumons à la pêche sportive a été de 83 % inférieure à la moyenne quinquennale et la récolte des grands saumons a diminuée de 78 %. Il s’agit de loin du plus faible nombre de saumons pris et gardés à la pêche sportive au Québec, étant 70 % inférieur au deuxième plus faible nombre total, lequel a été enregistré en 2023.

Modèles régionalisés de répartition des volumes de bois par classes de qualité des billes pour l’érable à sucre et le bouleau jaune

Note de recherche forestière no165

Jusqu’à présent, la qualité et la quantité des billes issues de l’érable à sucre (Acer saccharum ; ERS) et du bouleau jaune (Betula alleghaniensis ; BOJ) étaient estimées par des modèles n’utilisant que des variables à l’échelle de l’arbre, sans tenir compte de la provenance ou du milieu de croissance. Avec un échantillon comprenant 2 282 ERS et 1 971 BOJ issus respectivement de 28 et de 29 peuplements répartis à travers la forêt tempérée du Québec, nous avons évalué si l’ajout de variables explicatives climatiques et écologiques pouvait améliorer l’ajustement des modèles. D’après nos résultats, les prévisions de la qualité et de la quantité des billes varient selon les caractéristiques de l’arbre et la région, et les meilleurs modèles intègrent le diamètre à hauteur de poitrine (DHP), la classe de qualité de l’arbre (ABCD) et le groupe de régions écologiques. Pour l’ERS, à diamètre égal, le volume de billes de sciage conventionnel était le plus grand dans le sud-ouest de la province (régions écologiques 2a, 3a et 3b). Toujours à DHP égal, les ERS produisent en moyenne de 2 à 3 fois moins de volume de billes de sciage conventionnel dans le domaine bioclimatique de la sapinière à bouleau jaune que plus au sud. Pour le BOJ, les plus gros volumes de billes de bois d’oeuvre ont été observés dans les régions écologiques 3c et 3d (sous-domaine de l’érablière à bouleau jaune de l’Est) ainsi que 4c (sous-domaine de la sapinière à bouleau jaune de l’Ouest) et les plus petits, dans le sous domaine de la sapinière à bouleau jaune de l’Est. L’intégration dans divers outils de planification forestière de ces nouveaux modèles, généralement plus précis et moins biaisés que les précédents, améliorera l’estimation des volumes des billes par classes de qualité pour l’ERS et le BOJ.