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Lutte contre la rage du raton laveur - Les interventions du gouvernement portent leurs fruits

Québec, le 19 novembre 2010 –  Après cinq années d'interventions soutenues, l'année 2010 sera probablement la première sans découverte de cas de rage du raton laveur au Québec depuis 2006. La saison active des ratons laveurs et des mouffettes tirant à sa fin, c'est avec un optimisme prudent que le Comité interministériel de lutte contre la rage du raton laveur présente aujourd'hui un état de la situation.

Dès la découverte du premier cas de rage du raton laveur en juin 2006, le gouvernement du Québec a mis en œuvre un plan d'action énergique et à grande échelle de lutte contre cette souche de la rage, afin d'éliminer cette menace à la santé publique du Québec. Ce plan prévoyait notamment deux types d'interventions sur le terrain : des interventions de surveillance et des interventions de contrôle. Les premières ont pour but de découvrir rapidement tout nouveau cas de rage du raton laveur pour exercer un meilleur suivi de sa propagation. Les secondes tirent profit des informations obtenues par la surveillance pour mettre en place des moyens permettant de contenir, de réduire et éventuellement d'éliminer la rage du raton laveur.

Les interventions de surveillance

Depuis 2007, une zone de 18 000 km2 comprenant la plus grande partie de la Montérégie et de l'Estrie, ainsi que deux municipalités de la Chaudière-Appalaches, est sous haute surveillance. Chaque année, environ 2 000 animaux morts ou malades sont récoltés pour analyse, notamment grâce aux signalements de citoyens. Le nombre de cas de rage du raton laveur détectés est passé de 4 en 2006, à 66 en 2007, pour ensuite descendre à 32 en 2008, à 2 en 2009 et à zéro jusqu'à présent en 2010. Le comité interministériel rappelle que l'absence de cas détectés n'est pas une preuve de l'élimination complète de la maladie, cependant, cette dernière semble maintenant sous contrôle.

Les interventions de contrôle

Diverses interventions de contrôle ont été effectuées chaque année depuis 2006, les plus importantes étant les interventions de vaccination des populations de ratons laveurs et de mouffettes dans les zones considérées comme davantage à risque. Environ un million d'appâts vaccinaux ont été épandus annuellement dans ces secteurs, à la main ou par voie aérienne. Les études de couverture vaccinale faites à la suite de ces épandages ont démontré que la réponse immunitaire (pourcentage d'animaux vaccinés) des ratons laveurs a atteint un seuil satisfaisant, créant ainsi une barrière vaccinale efficace.

Selon les membres du comité interministériel, le succès du programme gouvernemental de la lutte contre la rage du raton laveur jusqu'ici est notamment attribuable à la synergie entre les différents organismes et ministères concernés, de même qu'à la vitesse de réaction des intervenants et à l'efficacité des mesures mises en place. Toutefois, le comité interministériel se garde bien de crier victoire. Malgré ces résultats encourageants, la présence de cas de rage du raton laveur au sud de la frontière, ainsi que leur proximité des régions densément peuplées de la rive sud du Saint-Laurent, représente un enjeu qui commande toujours une haute surveillance et des interventions appropriées. Le Québec devra poursuivre sa lutte intensive avant de pouvoir s'en déclarer exempt. De plus, des opérations ciblées de surveillance et de vaccination, en concertation avec les États américains limitrophes du Québec, devront également se poursuivre tant que des animaux atteints de la rage seront détectés à proximité de la frontière.

Les opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur sont gérées par un comité interministériel regroupant des représentants du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, du ministère de la Santé et des Services sociaux, des directions de santé publique des agences de la santé et des services sociaux de l'Estrie, de la Montérégie, de Montréal, de Laval et de la Chaudière-Appalaches, du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, de Services Québec, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.

Pour obtenir plus de détails sur la lutte contre la rage du raton laveur, consultez le site Internet www.rageduratonlaveur.gouv.qc.ca.

 

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