1.1.4

Protection des écosystèmes forestiers exceptionnels



Depuis une dizaine d'années, le Ministère identifie et protège les écosystèmes forestiers exceptionnels (EFE) présents sur le territoire québécois.

Afin de mesurer les efforts déployés pour protéger les EFE, le Ministère a choisi un indicateur qui permet de comparer le nombre d’EFE protégés et leur superficie à l’ensemble des EFE validés sur le territoire public et privé.

Les portraits qui sont présentés pour la forêt publique et la forêt privée illustrent les différentes étapes menant à la protection des EFE depuis 1998. Ces portraits mettent également en évidence la progression des travaux d'inventaire au fil des ans.

Pour plus de renseignements sur la mise à jour des données, consultez les précisions méthodologiques.

Principaux constats

  • De 1998 à 2001, le nombre total d’EFE protégés légalement a connu une légère augmentation tant en territoire public que privé. Il s’agit d’EFE qui étaient déjà situés dans des aires protégées et qui ont été validés lors des inventaires annuels.  De 2001 à 2004, le nombre total d'EFE protégés en territoire public et privé a augmenté très rapidement (de 118 à 253) à la suite, notamment, du classement de 113 EFE en vertu de la Loi sur les forêts. En 2005, le nombre d’EFE protégés a atteint 258.
  • Le nombre total d’EFE validés a  triplé au cours de la période de 1998 à 2005. Cette augmentation — de 225 à 653 — a eu pour effet de maintenir à environ 4 sur 10, la proportion d'EFE validés qui sont protégés sur le territoire québécois. Au cours de la période, la superficie totale des EFE validés est passée de 18 076 à 62 163 ha.
Forêt publique :
  • Le nombre d’EFE bénéficiant d’une protection légale est passé de 64 à 212 entre 1998 et 2005.
  • Depuis 2000, 90 EFE bénéficient en moyenne chaque année d’une protection provisoire, alors qu’il n’y en avait que 14 en 1998.
  • Dans la région des Laurentides, une forêt ancienne de 6 ha, protégée provisoirement, a disparu du territoire en 2000. Cette forêt avait été endommagée lors d’un chablis et la récupération du bois y a été autorisée par la suite.
  • Dans la même région, la superficie d'une autre forêt ancienne a diminué de 180 ha, en 1999, en raison de travaux forestiers déjà engagés (autorisés) au moment où elle a été découverte.
  • En Chaudière-Appalaches, une forêt ancienne a été réduite de 1 ha en 2001 lors de la construction d'un chemin forestier.
  • En Outaouais et dans les Laurentides, des travaux forestiers réalisés en 2002 dans deux forêts anciennes ont entraîné une réduction de leur superficie de 15 ha et de 1 ha respectivement.
  • En 2004, des travaux forestiers ont causé la perte de 11 ha dans trois EFE  : deux forêts anciennes situées sur la Côte-Nord et une pinède rare située en Gaspésie.
  • Dans le Bas-Saint-Laurent, en 2005, un écosystème rare dominé par le pin rouge, a été réduit de 1 ha à la suite de travaux forestiers effectués en périphérie.
  • Entre 1998 et 2002, le nombre des EFE validés a augmenté d’environ 35 par année. Cette progression a ralenti en 2003 et 2004 (seulement 33 nouveaux sites en deux ans) pour ensuite reprendre le même rythme en 2005.
  • La superficie des EFE validés a augmenté de près de 20 000 ha en 2001 et en 2002, puis d'environ 9 000 ha en 2005, grâce à la découverte de très grands EFE en forêt boréale.
Forêt privée :
  • Le nombre d’EFE bénéficiant d’une protection est passé de 22 à 46 entre 1998 et 2005.
  • Les EFE qui font l’objet d’une reconnaissance scientifique par le Ministère se sont accrus depuis 1998.  Cette démarche a favorisé jusqu’en 2004 la prise en charge de 121 EFE par les partenaires de la forêt privée. Cette initiative n’a toutefois pas été poursuivie en 2005.
  • Quatre EFE, totalisant une superficie de 51 ha, ont disparu entre 1999 et 2004. Il s’agit de forêts anciennes situées en Chaudière-Appalaches, en Estrie, en Montérégie et en Outaouais.  La perte de ces EFE est attribuable à la coupe du bois endommagé par la tempête de verglas de 1998, au drainage forestier, à l’acériculture ou à des travaux sylvicoles.
  • Douze autres EFE n'ont été que partiellement touchés par la coupe de bois entre 1999 et 2004.  Les pertes de superficies atteignent 67 ha et se répartissent entre les régions de l'Estrie, de Lanaudière, des Laurentides et de la Montérégie.
  • Le nombre d’EFE validés a augmenté d’environ 35 sites par année entre 1998 et 2004 portant la superficie totale à près de 12 000 ha. Toutefois, l’effort d’inventaire en forêt privée n’a pas été maintenu en 2005 et n’a permis d’identifier que 5 nouveaux sites sur 118 ha.

 


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