Planification tactique (PAFIT)

Le PAFI tactique (PAFIT) est réalisé pour une période de cinq ans. Ce plan présente les objectifs d’aménagement durable des forêts ainsi que la stratégie d’aménagement forestier retenue pour assurer le respect des possibilités forestières et atteindre ces objectifs.

Les premières étapes du volet tactique consistent à décrire le territoire et la forêt de l’unité d’aménagement (UA) afin d’organiser le territoire et produire un portrait de son état actuel. Selon les principes de l’aménagement écosystémique, les écarts observés entre le portrait de la forêt naturelle et celui de la forêt actuelle détermineront les enjeux écologiques propres à l’UA.

En complément de ces enjeux, la table locale de gestion intégrée des ressources et du territoire (TLGIRT) dresse une liste exhaustive des préoccupations sociales, économiques et environnementales liées à l’aménagement forestier. À ces préoccupations s’ajoutent celles relatives à l’acquisition ou au maintien de la certification forestière par les bénéficiaires de garantie d’approvisionnement. Puis, par consensus, les préoccupations soulevées sont traduites en enjeux régionaux et locaux.

Le planificateur du Ministère, en collaboration avec la TLGIRT, propose ensuite des solutions d’aménagement, puis formule des objectifs afin de répondre à l’ensemble des enjeux. Pour les territoires faisant l’objet de certification forestière, le Ministère prend également en compte, lors de la recherche des solutions, les besoins des bénéficiaires de garanties d’approvisionnement relatifs à leur certification. Ces échanges ont lieu au sein de la table opérationnelle.

Le planificateur est alors en mesure d’établir la stratégie d’aménagement de l’unité d’aménagement. L’élaboration de cette stratégie permet de convenir du choix des scénarios sylvicoles à appliquer sur les différentes portions de l’unité d’aménagement afin d’atteindre au mieux les objectifs visés. Les conditions forestières et territoriales influencent le choix des scénarios sylvicoles à réaliser. En effet, l’écologie des sites, la végétation en place ainsi que l’essence et la qualité des arbres à promouvoir détermineront les traitements sylvicoles possibles.

Finalement, le PAFIT est soumis à une consultation publique et à une consultation des communautés autochtones selon les dispositions prescrites par la Loi (L.R.Q., c. A18-1). Certaines modifications peuvent être apportées au plan, à la suite des consultations, pour tenir compte des commentaires reçus. Le PAFIT est rendu public dès son entrée en vigueur.

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